Skyduino:~#
Articles
Uncategorized

[Retour d’expérience] Un blog et 3 années au compteur !

Bonjour tout le monde !

Cela fait maintenant 3 ans (et 3 mois, je suis en retard comme d’habitude) que je fais vivre ce blog. Et le temps passe vite, surtout ces derniers mois.
Je vous avais promis un article « retour d’expérience » pour les trois ans du blog. Chose promise, chose due 😉

Après trois années à écrire sur le blog, j’ai pu vivre pas mal d’expériences, certaines très sympa et d’autres carrément bizarres.

Dans cet article, je vais vous donner mon « top 20  » des choses qu’on n’imagine pas vivre ou devoir gérer en créant un blog (aussi simple soit-il).
Je veux en particulier parler de toutes ces petites choses qu’on croit savoir sur le blogging en tant que simple lecteur, mais qui sont fausses pour la plupart, et qui vous reviennent tôt ou tard en pleine face.
Plus généralement, je veux parler de tout ce qui semble accessoire quand on débute, mais qui est en réalité indispensable pour faire vivre un blog.
Vous l’aurez compris, il va y avoir beaucoup de vécu dans cet article 😉

Plus qu’un simple retour d’expérience, cet article est un mini cahier de bord pour tous mes lecteurs qui voudraient se lancer dans l’aventure du blogging.
Il y a trois ans quand j’ai créé le blog, je n’avais aucune idée de ce dans quoi je me lançais. Si j’avais eu quelques conseils éclairés de blogueurs déjà « en service », j’aurais pu éviter pas mal de mésaventures.
Aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir donner ces quelques conseils. Ils valent ce qu’ils valent – chaque blogueur a eu droit à son propre lot de situations loufoques – mais une grande partie de ces conseils restent génériques et sont valables pour tout type de sujet et de blog.

Bien sûr, ces conseils sont à prendre avec un esprit critique. Il ne faut pas oublier que je tiens un blog orienté technologie/électronique et que je n’ai « que » 3 ans d’expérience derrière moi. Il serait à ce sujet intéressant d’avoir l’avis d’autres blogueurs plus expérimentés pour comparer 😉

Une belle, mais aussi terrifiante (et épuisante) aventure

Voilà ce qu’est le blogging, si je devais le résumer en une seule phrase.

À lire avant de crier au scandale

Avant de commencer, je souhaiterais vous remercier une nouvelle fois, vous lecteurs et lectrices du blog. Vous remercier de me lire et de me soutenir dans mon effort de rédaction. Que ce soit depuis mes débuts ou depuis hier au détour d’une recherche sur Google. Merci à vous tous 🙂

Vous verrez en finissant la lecture de cet article que votre soutien n’est pas quelque chose dont un blogueur peut se passer.
Un blogueur sans soutien, c’est comme un oreo sans crème, au final c’est juste un biscuit sec : pas mauvais en soi, mais pas non plus délicieux.

J’espère pouvoir compter sur votre soutien dans les mois à venir. Le blog va évoluer et passer du petit caneton au beau canard qu’on verrait bien dans l’assiette avec quelques zestes d’orange.
Les nuits vont être courtes et le travail immense, mais avec votre soutien je suis sûr que tout se passera bien et que dans 2 ans, 7 ans, 10 ans, voir plus, je relirai cet article en me rappelant qu’à l’époque je n’avais qu’un laptop tout cassé, un coin de table et une étagère de matos 🙂

J’espère aussi pouvoir tordre le cou à certaines idées reçues et préjugés sur les blogueurs, du moins sur les « petits » blogueurs dont je fais partie.
Je ne doute pas que certaines de ces idées reçues puissent être vraies pour certains gros blogueurs influent, mais pour moi ce n’est pas le cas.

Remarques importantes concernant la suite de l’article :
– Il n’y a pas d’ordre dans ce top 20. Tous les points sont aussi importants les uns que les autres.
– Tous les points sont issus d’expériences personnelles. Si vous vous lancez dans le blogging, préparez-vous à y avoir droit vous aussi.
– Certains points sont directement liés à mon point de vue des choses et à ma conception de ce que devrait être un rédacteur (blogueur, journaliste, etc.) « sérieux ». Libre à chacun d’être pour ou contre mes prises de position. Et libre à chacun de les commenter s’il le souhaite. Merci de rester courtois dans les commentaires et de ne pas lancer une guerre pro/contre, je n’ai pas envie de passer mon WE à faire de la modération 😉
– Le ton de l’article est volontairement un peu plus sérieux que d’habitude, mais pas trop quand même, faut pas abuser 🙂

Trêve de bavardage, commençons le top 20 !

PS Gros merci à Sébastien (F4GRX) pour la relecture de l’article. J’avais laissé passer plein de coquilles *oups*.

Table des matières

J’ai quasiment fait 20 articles en un seul … c’est un vrai roman.
La table des matières si dessus vous sera d’une grande utilité 😉

#1 Être motivé et patient

Faire vivre un blog demande de la motivation comme pour toute autre activé.
Mais faire vivre un blog c’est aussi savoir être patient.

Le nombre de visiteurs, de pages vues, la reconnaissance par ses lecteurs du travail fourni n’est pas instantanée, ni même « toute cuite ».
C’est quelque chose de très lent qui se cultive à la force du clavier, pour atteindre petit à petit le palier suivant.
Et à la moindre erreur, à la moindre faute d’inattention, vous pouvez retomber au niveau précédent, voire même dans l’oubli le plus total. C’est la dure loi du web.

Après trois ans, je dirais que j’ai gravi une ou deux marches, mais pas plus. Il me reste encore beaucoup de marches avant d’atteindre le sommet de l’échelle du blogging 😉
Une chose est sûre : si vous n’avez pas une motivation en béton armé résistant aux séismes et aux chutes de météorites, vous courez droit vers les ennuis.

La première année a été pour moi la plus difficile, car sur le web tout va très vite.
Que vous soyez un tout jeune débutant ou un blogueur confirmé, vous êtes confrontés aux mêmes problèmes et aux mêmes situations. La seule différence entre vous et un blogueur confirmé c’est que ce dernier sait à peu près comment réagir grâce à son expérience.
C’est justement cette expérience qui manque aux jeunes blogueurs et que les blogueurs expérimentés ne semblent pas vraiment vouloir partager.

Durant la première année du blog, j’ai par trois fois réfléchi sérieusement à tout arrêter. Tout laisser tomber et revenir à une vie tranquille sans craindre une énorme tuile le lendemain en ouvrant mes mails. Avec du recul et 3 ans au compteur, je pense que cela aurait été la pire décision de ma vie si j’avais cliqué sur le gros bouton « Supprimez ce blog » dans mon interface d’administration.

Petite anecdote : lors de ma première grosse remise en question concernant le blog, c’est une incompatibilité de mon navigateur web (Opéra à l’époque) qui a sauvé le site. Le JavaScript de la page de confirmation n’a jamais réussi à se charger et je n’ai donc pas pu supprimer le blog. À croire que le destin ne voulait pas me laisser faire une si grosse erreur.

Pour résumer : être motivé, quoi qu’il arrive et ne jamais perdre cette motivation. Être aussi patient, très patient, car tenir un blog c’est comme faire pousser une plante rare et délicate. Si vous avez des doutes au moment de vous lancer, réfléchissez bien une nouvelle fois et lisez les points suivants.

Être blogueur, c’est un métier à temps plein. Une fois lancé il n’existe que deux possibilités : continuer ou disparaître.

#2 Créer du contenu, être créatif, pas juste rebloguer

Avez vous déjà croisé un site de reblogging ? Sûrement, mais vous ne vous en souvenez pas.
Pourquoi ? Tout simplement parce que les sites de reblogging, qui se contentent de redistribuer du contenu automatiquement sans y apporter la moindre valeur ajoutée, n’ont pas d’avenir et n’intéressent quasiment personne. Surtout s’ils ne font que donner le titre, un lien vers l’article et le premier paragraphe du texte.

Les lecteurs attendent du contenu, créatif de surcroît, pas juste un mix à la paper.li d’articles trouvés sur le net. Pour ce genre de chose, l’humanité a inventé les flux RSS et cela marche beaucoup mieux que paper.li.

Faire vivre un blog, c’est avant tout créer du contenu. Écrire des choses créatives dont vous êtes l’auteur.
Même un simple blog d’actualité peut être créatif, il suffit d’y ajouter son point de vue, sa petite touche qui rend les articles uniques et intéressants pour le lecteur.
Si vous vous contentez de faire ce que font les autres, votre blog est voué à l’échec. Les autres ont déjà de l’expérience et un lectorat solide, vous ne pourrez jamais faire mieux sans être créatif et innovant.

Rediffuser du contenu sans valeur ajoutée n’a aucun sens et aucun intérêt pour le lecteur. Et quand le lecteur ne voit pas d’intérêt dans quelque chose il l’oublie vite et passe son chemin. C’est d’autant plus énervant si le contenu en question est repris de multiples fois tel quel sur plein de sites. Je suis sûr que vous avez déjà eu l’impression de revoir la même chose en boucle en zappant d’un site à un autre 😉

#3 Respecter ses lecteurs

Ce point me parait évident, mais il semblerait que beaucoup de rédacteurs ne soient pas du même avis …
Et par « rédacteurs », je ne pointe pas du doigt que les blogueurs, je vise large : blogueurs, journalistes, sites de news, etc.

C’est pourtant très simple : ne faites pas subir à vos lecteurs ce que vous ne voudriez pas subir vous-même sur un site concurrent.
Quelques exemples en vrac : les publicités popup, les vidéos flash en autoplay, les sites avec effet « sapin de noël », les articles à clic, les titres à sensation, les articles publirédactionnels dissimulés ou encore les vrais-faux concours.

Non seulement cela ne marche pas (qui en 2014, n’a pas de bloqueur de publicités sur son PC, sa tablette, son smartphone, etc. ?), ça ne vous rapporte rien excepté des ennuis et ça fait fuir les lecteurs. Quand je tombe sur un site avec une énorme popup me conseillant de m’inscrire à une newsletter ou de rejoindre une page Facebook, c’est simple : je ferme l’onglet et au revoir.
Si vous prenez le lecteur pour un pigeon et/ou une machine à sous c’est très mal parti pour vous.

Le respect de ses lecteurs ça passe aussi par une information de qualité, sans mensonge par omission (surtout si c’est pour un test de produit par exemple), sans titre à sensation, etc. C’est du bon sens, mais il faut croire qu’en 2014 ce n’est pas encore bien clair dans la tête de beaucoup de rédacteurs.

En plus, soyons francs, la publicité sur le web est malade. On a d’un côté des sites qui abusent de publicités ultras intrusives, forçant le lecteur à utiliser des bloqueurs de pub et de l’autre côté, un business bien crade à la limite du racket de la part des bloqueurs de pub avec leurs listes blanches. Résultat tout le monde y perd … surtout les petits sites qui eux respectent leurs lecteurs.

J’écrirai bien un édito sur le sujet de l’avenir du web gratuit (selon moi). C’est complètement hors sujet par rapport à ma ligne éditoriale, mais pourquoi pas ? Qu’en pensez-vous ?

#4 Savoir rédiger, avoir son propre style et sa propre ligne éditoriale

Rédiger, c’est l’activité principale d’un blogueur. Et plus le temps passe, plus les lecteurs sont exigeants sur la qualité de la rédaction.
Au début du blog, j’écrivais réellement comme un pied, maintenant c’est un peu mieux, mais pas encore parfait. Si vous reprenez un de mes premiers articles, vous pourrez voir de suite la différence. Si j’avais gardé le même niveau de français aujourd’hui qu’autrefois, je serais sûrement en train de faire autre chose qu’écrire cet article 😉

Si vous créez un blog, préparez-vous à voir arriver par dizaines, et ce à chaque article, des commentaires pointant des fautes d’orthographe, de grammaire ou des oublis de mot, etc.
Parfois, ces commentaires seront très utiles (personne n’est parfait), parfois ceux-ci seront carrément violents et vous plomberont le moral.
(préparez-vous mentalement à recevoir des commentaires horribles, j’en parlerai plus en détail tout à l’heure)

Deux choix s’offrent alors à vous :
– Ne rien faire et attendre que vos lecteurs jouent le rôle du gentil prof de français (ça marche 3 mois, mais pas plus),
– Prendre des cours de français, investir dans une licence Antidote et bûcher comme un dingue vos cours de français.
Je ne pense pas avoir besoin de vous préciser que j’ai choisi la seconde option ?

N. B. Le logiciel Antidote est un incontournable si vous faites de la rédaction. Oui, il coûte 100€ par licence, oui c’est cher, mais croyez-moi, c’est le meilleur investissement que vous puissiez faire si vous faites de la rédaction de texte, et pas juste pour un blog (rapports de projet, présentations, etc.).

Il restera toujours des fautes, c’est inévitable, mais moins il y en aura, mieux ce sera pour vous et surtout pour le lecteur.
Et croyez-moi, certains lecteurs ont l’œil pour repérer les fautes d’orthographe 😉

Savoir rédiger, c’est aussi savoir trouver son style d’écriture et sa ligne éditoriale.
Un bon blog est un blog dont chaque article reflète son auteur, chaque billet permet de se rappeler où l’on est. Il parait donc logique que les articles d’un blog reflètent la façon de parler de son auteur et ses centres d’intérêt.

Si demain je venais à vous parler en SMS, ou au contraire en français soutenu, vous seriez de suite en train de vous demander ce qu’il se passe.
Pareil, si demain je venais à vous donner la recette d’un gâteau au beau milieu de mon blog orienté électronique et nouvelle technologies vous vous poseriez des questions.
(PS Si un jour je vous donne une recette de cuisine sur le blog, partez du principe que le blog a été piraté. J’arrive déjà moyennement à réussir des pâtes, alors de là à faire une recette de cuisine …)

Rien physiquement ne m’empêche de le faire mais si vous, lecteurs et lectrices, lisez mon blog, ce n’est pas pour y trouver des recettes de cuisine ou les dernières news people du moment.
Si c’est le cas, vous avez dû vous tromper d’adresse 😉

C’est pour cela qu’il faut savoir choisir une ligne éditoriale, quitte à ce que celle-ci dérive avec le temps vers un autre sujet si vos centres d’intérêt changent.
Et si jamais vous voulez couvrir plusieurs lignes éditoriales complètement différentes, rien ne vous empêche de faire plusieurs blogs ou plusieurs sous-blogs (mais attention à la charge de travail qui va derrière) 😉

Et là, bam, première idée reçue : trouver un style d’écriture et rédiger des articles est « simple ».
Oui, c’est vrai, c’est aussi simple que d’envoyer une navette spatiale sur la lune en ayant uniquement deux cure-dents et un élastique.

Sérieusement, être rédacteur ça ne s’invente pas. Si vous pouvez pondre des articles sans problème tant mieux pour vous, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde 😉
Quand j’ai débuté, j’ai très vite réalisé que ça allait être beaucoup plus compliqué que prévu. Écrire un article ce n’est pas juste aligner des mots au hasard sur une page blanche.
Prenez un sujet que vous maîtrisez parfaitement et tentez de l’expliquer à quelqu’un au moyen d’un document papier de deux pages environ (police standard, pas de triche hein), vous verrez 😉

Être un rédacteur ça s’apprend, être un « bon » rédacteur … ça ne s’apprend pas. Ça dépend de la personne, de sa façon de penser et de sa capacité à vulgariser un sujet.
Certaines personnes sont faites pour être professeurs, d’autre non. Le blogging, c’est exactement pareil.

#5 Ne pas parler sans savoir

C’est l’erreur la plus dangereuse, mais aussi la plus classique qu’on a tous faite au moins une fois. Que ce soit en ligne ou dans la vraie vie. À savoir : parler d’un sujet qu’on ne maîtrise pas.

Sur internet, ce genre de chose peut donner deux résultats :
– Au mieux, vous allez passer pour un guignol et tout le monde va vous plomber dans les commentaires,
– Au pire, vous allez passer pour un guignol et tout le monde va vous plomber dans les commentaires, sur les forums et partout ailleurs sur le web. En plus, les quelques rares lecteurs qui vous croiront sur parole seront réellement déçus en se rendant compte de la perte de temps (voire d’argent) que vous leur aurez fait subir.
(On me dit dans l’oreillette que nos députés/ministres sont des experts dans le domaine du « parler sans savoir », surtout quand il s’agit d’informatique. Humm, intéressant.)

Bonus : si vous parlez d’un sujet potentiellement à risque (exemple type : un montage sur le 220v), vous pouvez vous retrouver avec un mort sur la conscience (et sûrement quelques soucis en plus) si jamais vous « oubliez » de préciser que le neutre et la phase ne sont pas des bonbons que l’on peut mettre à la bouche.

Bref, toujours parler d’un sujet qu’on maîtrise, faire des recherches poussées si ce n’est pas le cas, ou carrément changer de sujet pour quelque chose de connu.
Personne ne peut tout savoir, donc préparez-vous à devoir toujours faire des recherches avant d’écrire un article, surtout si celui-ci parle de technique 😉

Quand j’écris un article, je passe au minimum deux fois plus de temps à me documenter et à tester divers montages qu’à écrire l’article lui-même.
Si vous parlez de quelque chose que vous ne maîtrisez pas, ça se verra tout de suite et les commentaires ne tarderont pas à être (vraiment) très méchants avec vous. Je parle en connaissance de cause. On se fait avoir une fois, mais pas deux.

#6 Soigner ses visuels

J’avoue, sur ce point j’ai encore moi-même du mal à y arriver (surtout que la photo et moi, ça fait deux).

Un article avec uniquement du texte est lourd et difficile à lire. Pas besoin d’avoir un bac+18 en littérature pour savoir que la plupart des gens (dont moi) font du « too long, didn’t read » (TLDR, en français : « trop long, pas lu »).
Si vous êtes en train de lire cette phrase, c’est déjà en soi un miracle.

Parfois, une image vaut largement mieux qu’un paragraphe de 500 mots, faut-il encore que l’image soit nette, pas trop sombre et suffisamment détaillée.
Et idéalement, tout visuel devrait avoir une légende et un résumé en une ligne pour les malvoyants (si c’est techniquement possible bien sûr).

Il faut aussi faire attention aux miniatures, tous les lecteurs ne cliquent pas sur les miniatures, beaucoup se contentent d’appliquer le classique JMMPP : « Je Me Mets Plus Près ».
Pensez aussi aux pauvres bougres comme moi qui n’ont que du EDGE dans leur trou perdu, les images de 4Mo ça fait mal.

Pour ce point en particulier, WordPress.com est une véritable horreur. Il est impossible de redimensionner une image sans conserver l’original.
Donc, dés le premier jour d’existence de votre blog, n’oubliez pas de recadrer/compresser/optimiser vos images. Sinon vous vous retrouverez comme moi, avec 82% d’espace disques alloués et aucun moyen de faire le ménage dans les images brutes.
Si j’avais un accès FTP sur mon compte WordPress.com, je pourrais gagner presque 2Go (sur un total de 3Go, ce n’est pas rien) simplement en optimisant les images postées durant ma première année de blogging.

Si vous avez ImageMagick sur votre ordinateur, la ligne de commande suivante permet d’avoir des images avec un rapport qualité/poids optimum :
convert -strip -interlace Plane -sampling-factor 4:2:0 -quality 80% SOURCE.jpg DESTINATION.jpg
(pour certaines images vous pouvez descendre à 70% de qualité sans changement visible)

PS ImageMagick peut faire plein de chose, c’est un must-have pour le post-traitement de photo à destination du web.

#7 Acheter du bon matériel

Conséquence directe du point #6 : pour bien travailler, il faut du bon matériel.
Les chiens n’ont jamais fait des chats et les webcams de 320x240px n’ont jamais fait de la HD1080p.
De plus, je ne compte plus le temps perdu à attendre que ma vieille rave de laptop décide de démarrer par exemple.

Acheter du bon matériel en fonction de ses besoins et de son activité de blogueur c’est vraiment primordial.
Tout le monde ne peut pas se contenter d’un laptop, de 50cm² de bureau et d’un tape-cul aussi appelé « siège » par certains 😉

Et voilà qu’arrive la seconde idée reçue concernant les blogueurs, ma préférée et la plus répandue : un blog, ça ne coûte rien à l’auteur, à part l’hébergement (et encore, s’il n’est pas gratuit).

Alors : matériel divers, matières premières, consommables, hébergement, nom de domaine, maintenance, licence(s) logicielle(s), etc.
Faire un blog c’est une activité qui coûte énormément d’argent et qui ne rapporte rien financièrement, ou alors quasiment rien (sauf à être un gros blogueur avec un business plan bien rodé et quelques astuces commerciales derrières).

Vous pensiez que je ne dépensais pas un centime pour faire mes articles ? Pas de bol, ce n’est pas tout à fait vrai, mais je ne vous en veux pas 😉
Par article, je dépense en général entre 50€ (pour les petits projets) et 200€ (pour les gros projets). J’ai même récemment explosé mon budget avec un projet à 740€ (bientôt 900€ avec les petits « à côté ») et un autre à 1100€ (eh oui, une machine de découpe numérique ça coûte un bras).

Avec un article par semaine, même à 50€ l’article, ça fait un beau budget à la fin du mois. Budget que j’ai de plus en plus de mal à trouver (et ce n’est pas Pôle Emploi qui va m’aider sur ce sujet). C’est justement pour cela que je regarde à faire quelque chose pour assurer mon avenir et faire perdurer le blog 😉

Autre idée reçue, elle aussi assez répandue : NON, les blogueurs n’ont pas le bras long. Je ne peux pas allez voir une boutique, faire un grand sourire et dire « bonjour je suis Mr X de machinblog.com. Je veux ça, ça, ça et ça, tout de suite et gratuitement. Voilà mon adresse : … ».
C’est peut-être vrai pour certains gros blogueurs ou sites spécialisés (et encore, j’en doute fortement), mais pas pour moi.
Et très franchement, je ne m’en porte pas plus mal, bien au contraire. Vous auriez confiance, vous, en un testeur qui se fait livrer gratuitement les produits à tester chez lui ? Moi non, absolument pas.

Je profite donc de ce point #7 pour lancez une grosse brique dans la marre : si vous vous lancer dans le blogging vous allez dépenser beaucoup d’argent et ne rien gagner en retour financièrement parlant.
Cela ne veut cependant pas dire que vous n’allez rien y gagner, loin de là. Il n’y a pas que l’argent dans la vie, mais j’en parlerai plus tard 😉

Le plus vicieux, c’est que la plupart du temps vous dépenserez votre argent sur vos projets du blog sans même vous en rendre compte. Et à la fin du mois : surprise et coquillettes !

Parenthèse : pub, publirédactionnel et autres saloperies commerciales

Les publicités Adsense (Google) ne rapportent rien. Plus généralement, les publicités dans l’ensemble ne rapportent (plus) rien.
Avec des tarifications au CPM (Coût pour mille (vues)) de l’ordre d’un ou deux euros pour mille pages vues, vous gagnerez une vraie misère.
En plus, avec les bloqueurs de publicités qui deviennent un véritable « must have » sur tout type de périphériques, ça ne peut que devenir pire.

Franchement, vous avez tout à perdre en mettant en place un contrat avec une régie de pub. Les lecteurs n’aiment pas ça, les régies de pubs n’aiment que les standards IAB les plus intrusifs et au final vous ne gagnez rien (allez 8€ par mois les jours de beau temps, mais pas plus pour un petit blog à 1.5-2K pages vues par jours).

De même, si l’on vous propose des produits gratuits/réductions contre un simple lien, mot clef ou autre : refusez !
Parfois, ce sont des propositions honnêtes, mais souvent ce sont juste des boites de Com qui voient en vous un moyen simple et lucratif de fournir une prestation de publicité à leurs (gros) clients.
Eux gagnent beaucoup d’argent et vous, on vous jette des miettes. En plus de vous faire possiblement avoir, vous risquez à tout instant de vous faire détester par vos lecteurs et d’être alors marqué à vie comme « vendu/menteur/traître ». Ça ne vaut vraiment pas le coup de courir ce risque.
C’est tentant, j’ai même testé une fois, mais franchement ça ne vaut vraiment pas le coup. Vraiment, refusez poliment et restez maître de vos choix et de votre blog.

Même chose pour les articles publirédactionnels dissimulés ou non, franchement c’est stupide et ça ne peut que faire fuir le lecteur.
Quand je vois un article publirédactionnel sur un site, je n’y reviens plus jamais. Ma fuite est encore plus rapide si le sponsor n’est pas clairement identifiable en début d’article. La vie est trop courte pour perdre son temps à lire des articles commerciaux qui essayent de se faire passer pour des articles amateurs.

Si vraiment vous avez besoin d’aide financièrement pour faire vivre votre blog, demandez de l’aide à vos lecteurs. Moi par exemple, je sais qu’en cas de grosse tuile j’ai plusieurs sysadmin, un hébergeur et plein de profs de français dans l’âme prêts à m’aider en cas de besoin (gros merci à vous au passage 😉 ).
Des gens compétents prêts à aider et même des dons, vous en trouverez toujours si vous faites un blog qui plaît et qui donne envie au lecteur de fournir une aide.

A contrario, des gens qui pensent que tout leur est dû et qui voudraient tout tout de suite et gratuitement vous en croiserez toujours. À ce moment-là, rien ne vaut un bon e-coup de pied au cul avec l’aide de vos lecteurs réguliers pour faire partir l’intrus.

Personnellement, j’ai toujours refusé les dons, sauf en de rares occasions au cas par cas. Question de principe. J’ai peur qu’en acceptant des dons je me retrouve un jour à mettre de l’argent qu’on m’a donné sur un projet qui pourrait tout aussi bien foirer que fonctionner et par la suite décevoir les donateurs. C’est peut-être idiot comme point de vue, mais c’est le mien. Il évoluera peut-être un jour (ou pas).

En partant du principe que vous n’allez rien gagner financièrement et en vous accommodant de cet état de fait, vous ne pourrez qu’avoir de bonnes surprises si les choses tournent bien par la suite. Mieux vaut être pessimiste que trop optimiste comme on dit. C’est comme cela que j’ai toujours fait les choses et jusqu’à maintenant je n’ai jamais eu de mauvaise surprise 😉

#8 Bien choisir sa plateforme et apprendre à l’utiliser avant de l’utiliser

D’un point de vue technique, c’est pour moi le point le plus important.

Choisir une plateforme de blogging c’est simple. Il suffit de faire une recherche sur google avec les mots-clef « blog CMS » et vous tomberez sur des centaines d’articles tentant de vous expliquer pourquoi machin est bien meilleur que truc, ou que bidule a plus de fonctionnalités que machin.

Soyons clair : c’est du bullshit ! Ces articles n’ont aucun intérêt. C’est comme faire un article pour dire que sa péniche et plus grande que celle du voisin.
Le plus simple, c’est de regarder ce qui se fait, de monter un petit serveur de test en local et de tester soit même.

Les points importants à prendre en compte :
– fonctionnalités de rédaction (éditeur, méta balises, mots clefs, etc.),
– fonctionnalités de commentaires/modération,
– extensibilité et personnalisation,
– support à long terme et maintenance.

Vous pouvez avoir le plus beau WordPress au monde, si vous vous retrouvez comme moi avec un éditeur plus proche de notepad que de Word vous allez en baver.
C’est du reste pour cela que je ne recommanderai jamais wordpress.com comme hébergeur pour un projet à long terme, vous n’êtes maître de rien.
Par contre, WordPress, le CMS, lui est déjà plus intéressant, mais très lourd à maintenir/personnaliser et carrément ingérable en mode multisite.

Faites vos tests, les CMS de blog ça se trouve sans problème, WordPress, Dotclear, etc. (pour ne citer que les plus connus)
Et surtout, apprenez à maîtriser la plateforme choisie avant de l’utiliser. Vous aurez sûrement des surprises durant vos tests.
Exemple simple : si vous ne pouvez pas configurer un antispam, style Akismet sur votre blog : fuyez. Les bots de spam sont une vraie plaie, en quelques minutes ils peuvent poster plusieurs centaines de commentaires pointant vers des sites louches.

Pour ma part, j’ai fini par arriver à la conclusion que WordPress, ça allait plus être possible, c’est fini entre nous.
Trop lourd, trop compliqué à gérer, à personnaliser et – mon dieu – le code derrière, c’est ignoble.
Mes besoins ont évolué, j’ai besoin de plus qu’un simple blog avec un unique flux d’articles. Je pourrai faire un WordPress multisite avec des plug-ins pour mes divers besoins annexes … mais non. Vraiment non.

#9 Les spams

Comme je l’ai dit précédemment : les bots de spam sont une vraie plaie.
Si vous ne faites rien contre eux, ils vous pourriront la vie. Purement et simplement.

Le pire, c’est qu’ils sont de plus en plus intelligents.
Il y a trois ans, les bots de spam se contentaient de poster des liens et des textes fixes à intervalle régulier sous différents pseudonymes (parfois aléatoires, parfois tirés d’une liste).

Maintenant, ils sont capables de copier des morceaux de pages Wikipédia dans la langue et sur le sujet de l’article d’origine pour passer les filtres antispam.
J’ai même vu un bot de spam utiliser l’identité et le texte d’un commentaire d’un autre blog trouvé sur google en partant des mots clef de l’article de base.
Pour le coup, si je n’avais pas eu un doute en voyant le lien du site web de l’auteur du commentaire je n’aurai jamais pu faire la différence avec un vrai commentaire.

Bref, un compte Akismet est obligatoire, de même que quelques notions en protection de formulaire.
Un truc simple qui marche super bien : un simple champ de texte avec comme label « Si vous êtes un humain merci de laisser ce champ vide ». Les robots n’aiment pas les champs vides et se font automatiquement avoir. Bonus : en CSS il est possible de cacher le champ en question aux yeux des vrais visiteurs 😉
Attention quand même : certains bots de spam commencent à détecter et contourner cette astuce.

Quoi qu’il arrive, vous ne devez pas laisser des messages de spam sur votre blog. Ça ne fait vraiment pas pro, ça ruine l’article d’origine, ça ruine votre référencement et ça peut même vous mettre dans l’embarras légalement (voir le chapitre sur les devoirs d’un blogueur pour plus de détails).

#10 Ne pas avoir peur des critiques

Qui dit blog, dit commentaires. Qui dit commentaires, dit … rageux.
C’est ainsi qu’est fait le web.

Il existe deux types de commentaires :
– Les commentaires constructifs qui, même très négatif, vont vous permettre d’avancer et de changer certains points dans vos démarches rédactionnelles.
– Et les commentaires de rageux, qui n’ont aucun but si ce n’est de vous plomber le moral et de vos faire perdre toute motivation.

Durant mes débuts, ce second type de commentaire arrivait à raison d’un exemplaire par semaine, le plus souvent par mail.
C’était réellement perturbant, je me retrouvais visé personnellement par des inconnus qui – cachés derrière un mail jetable et un proxy/VPN – crachaient toute leur frustration sur moi.
Les propos sont souvent vraiment violents, parfois on se demande même si les personnes en face ne sont pas à deux doigts de sonner à votre porte et de vous planter un truc dans le ventre.

Au début, ça fait peur, mais avec le temps on finit par s’y faire. Pire, on s’y habitue !
Aujourd’hui, quand je reçois un mail ou un commentaire de rageux (cela arrive de moins en moins heureusement), j’esquisse parfois un sourire en voyant un entête X-FORWARDED-FOR dans le commentaire, pointant vers une adresse IP de particulier chez Orange. Preuve que notre rageux en couche-culotte ne sait pas faire la différence entre un proxy classique et un proxy anonymisant. Le meilleur rageux débutant que j’ai jamais croisé utilisait une adresse mail jetable en oubliant de cacher son adresse IP statique pointant directement sur son joli NAS accessible à tous, avec nom et prénom en clair sur la page de login.

Bref, tout ça pour dire que les critiques, bonnes ou mauvaises, sont monnaie courante quand on tient un blog. Il faut savoir se détacher quand on reçoit un message virulent et se remettre en question, tout en faisant preuve de bon sens, quand on reçoit une critique constructive. Si vous prenez toutes les critiques au premier degré, sans tri ni réflexion, vous allez vous faire bouffer mentalement et physiologiquement.

#11 Les stats ne font pas tout

Si je devais me fier uniquement à mes statistiques de pages vues et de visiteurs uniques, je serais actuellement en train de courir un peu partout en hurlant et en paniquant à la vue d’une baisse de mes compteurs sur les 4 derniers mois.

Il s’avère qu’à la place, je suis calmement en train d’écrire ces quelques lignes, sans même me soucier de la courbe de tendance de mes pages vues. Les statistiques sont des outils très pratiques pour savoir ce qui plaît et ce qui ne plaît pas. Mais elles ne font pas tout.

Si pour vous les statistiques de visites sont l’objectif clef de votre vie, cela peut signifier deux choses :
– Vous avez un gros souci de manque de reconnaissance à combler,
– Ou vous éditer un blog dont les articles DOIVENT vous rapporter des vues et dans la plupart des cas de l’argent **amen**.

Dans le premier cas, je préconise un petit passage chez le psy juste au cas où. La reconnaissance par ses lecteurs est l’achèvement ultime pour un blogueur, mais de là à en faire une vraie obsession … ça devient pathologique. De plus, attention aux chevilles, si elles enflent trop votre budget chaussures risque de dépasser celui du blog.
Dans le second cas, si vous faites un blog uniquement pour l’argent … désolé de vous l’apprendre, mais vous avez dû rater le chapitre « respecter vos lecteurs ». En plus, si vous suivez la logique du « faire toujours plus de clics », c’est que vous avez une régie de pub qui vous finance. Préparez-vous donc au pire, ça ne va pas durer longtemps.
Faire un blog pour l’argent, ce n’est pas impossible et personnellement je n’ai rien contre, sauf si c’est au détriment du lecteur.

Les statistiques sont des outils pour améliorer un site, pas un but en soi. C’est tout à fait normal pour un rédacteur de vouloir être reconnu comme tel par ses lecteurs. C’est du reste la seule forme de reconnaissance possible de la part d’un lecteur que de faire honneur à un article en le commentant, en le rediffusant ou tout simplement en le lisant.
Mais il ne faut pas non plus tomber dans des extrêmes complètement idiots, savoir rester modeste n’est pas un défaut.

#11 (bis) Les stats ne font pas tout, mais il n’y a pas que les stats dans la vie

Les statistiques sont des outils puissants si on sait les utiliser, mais les outils d’optimisation pour les moteurs de recherche (Sea rch Eng ine Optimi sation, S-E-O, les espaces et les tirets sont volontaires, merci aux bots de spam qui détectent ces trois mots clefs …) sont tout aussi importants.
Il en va de même pour les réseaux sociaux (twitter, facedebouc, Google+, etc.), ce sont tous autant d’outils pour diffuser ses articles et avoir une plus grande visibilité sur le web.

Pour ma part, j’utilise activement Twitter. Pour être franc, je suis complètement accro à Twitter. Je tweet tout et n’importe quoi sur mon compte …
Mais grâce à ce réseau social, je me suis fait plein de connaissances que je n’aurai jamais pu rencontrer autrement.
J’ai aussi découvert plein de sujets que je n’aurai jamais imaginé exploiter sur le blog et je peux avoir un retour en temps réel sur mes articles.
Les réseaux sociaux sont vraiment des outils très puissants que tout rédacteur doit avoir dans sa boite à outils 😉
Après chacun ses préférences, les goûts et les couleurs …

J’ai aussi un compte Google+, même si après un an dessus je ne sais toujours pas comment l’utiliser. Tout ce que je retiens de Google+, c’est que grâce à cette **bip**, je ne peux plus publier de commentaires sur ma chaîne YouTube. J’ai donc plein de commentaires sur ma chaîne en attente de réponse, mais je ne peux rien faire. Je ne suis pas le seul à avoir ce problème et personne n’as vraiment de solution, c’est rageant.

La S-E-O et les réseaux sociaux ça ne coûte rien à mettre en place, mais les résultats sont impressionnants.
Edit post relecture : Comme me le fait judicieusement remarquer Sébastien, une S-E-O ça ce chouchoute. Sinon c’est comme les Tamagotchi, ça fait plouf et tout le monde est déçu.
Si j’avais la chance d’avoir le plug-in adéquat sur mon blog wordpress.com, je pourrais sans problème tripler mon nombre de pages vues, simplement en fournissant les meta balises qui vont bien au gros Google.
Mais je ne peux pas à cause de mon choix de plateforme fermée, retour au point #8 (bien choisir sa plateforme).

#12 Le temps libre et le dangereux « vide d’article »

Le temps libre, c’est quelques choses d’assez étrange. Plus on en a, moins on en a.
Et Dieu sait que le temps libre est l’ennemi numéro #1 du blogueur amateur !

Pour écrire un article, il faut du temps libre, mais plus on a de temps libre, moins on a de temps libre. Au final, on se retrouve à 23h un dimanche en train de terminer un article avec deux semaines de retard. C’est toujours pareil quoi qu’on fasse.

Et là, on tombe directement dans la troisième idée reçue concernant les blogueurs : écrire un article ça ne prend pas (beaucoup) de temps.
C’est faux, absolument faux.

Avant d’écrire un article, il faut faire des recherches, des tests, des essais (surtout en électronique). Il faut ensuite faire les visuels, les retoucher, les mettre en place.
Il faut aussi préparer l’article, écrire un brouillon, faire des corrections, le relire, etc. Tout cela prend du temps, beaucoup de temps.

Au tout début du blog, je faisais trois articles par semaine, soit un article tous les deux jours. J’ai tenu ce rythme de fou pendant un an avant de craquer.
En plus de « pisser du texte » de piètre qualité, je me pourrissais la vie à faire trop de choses à la fois sur un temps libre qui diminuait petit à petit.
Cette bêtise a bien failli me faire avoir un burn-out. Il faut dès le début se trouver un rythme de rédaction convenable.

Savoir gérer son temps libre est vraiment LA chose la plus compliquée pour un blogueur amateur, selon moi en tout cas.
Quand j’écris un article, il faut compter environ 4 jours de travail dissimulé derrière quelques lignes de texte.
Parfois, il faut imaginer plusieurs semaines, voir plusieurs mois de travail derrière une simple image.
Cet article par exemple est le résultat de presque trois mois de réflexion, de mise en forme et d’écriture.

Le temps libre est l’ennemi par excellence du blogueur amateur, écrire un article demande beaucoup de travail. On peut dire ce que l’on veut, rédacteur est un métier comme un autre.
Rédiger des articles sur son temps libre est un exercice difficile, il faut se préparer mentalement et prévoir un joli planning.

Et quand le planning se fait atomiser par un problème d’approvisionnement, un repas de famille imprévu ou un quelconque contretemps ? Et bien arrive de suite le second ennemi du blogueur : le vide d’article.

S’il dure trop longtemps, les lecteurs « habitués » vont commencer à se dire « tient il a arrêté son blog ? » et les visites vont baisser lentement mais sûrement.
Je parle bien sûr de « trous » de deux, trois mois ou plus. J’ai déjà fait des articles à trois semaines d’intervalle à cause d’un mauvais timing dans mon planning sans que cela ait d’impact majeur sur mes stats (et de toute façon, les stats, vous savez ce que j’en pense).
Mais avoir un trou de trois mois entre deux articles peut vite arriver quand on travaille sur son temps libre. Il faut donc rester vigilant.

C’est sur ce point qu’on peut faire la différence entre un blogueur qui veut vraiment garder son blog vivant et un blogueur qui fait juste quelques articles par-ci par-là pour le plaisir.
C’est une question de point de vue. Bloguer est-il pour vous un simple passe-temps ou une réelle activité ? Voilà la question clef à se poser.
Si la réponse est « un simple passe-temps », lancez-vous, faites un blog wordpress.com. Mais gardez en tête que celui-ci ne durera sûrement pas bien longtemps, car il arrivera forcément un moment où vous en aurez marre.
Si la réponse est « une réelle activité », bienvenue au club 😉 Préparez les tableurs Excel pour les plannings, vous en aurez besoin.

(Je sens venir à 10Km les commentaires « tu prends trop ça à cœur ». Oui c’est vrai, mais c’est justement ça qui fait la différence.)

#13 Un article = une avalanche de mails

Ce point est un peu le second effet kisskool d’avoir un blog et de devenir (un minimum) connu.

Quand vous commencez à avoir un certain lectorat, les mails commencent à pleuvoir de partout.
Parfois, ce sont de simples questions, parfois des demandes d’aides et parfois des mails complètement incompréhensibles de personnes qui n’ont manifestement pas lu l’article.
Et parfois, c’est une demande de piratage de compte Facebook. J’ai connu ça à plusieurs reprises, c’est un grand classique.
Il y a aussi le classique commentaire/mail de personne pensant que vous êtes un service après-vente.

Mais bon, c’est le jeu. En faisant vivre un blog (technique de surcroît), il faut garder à l’esprit que vous allez passer autant de temps à rédiger des articles qu’à répondre à vos mails.
Sur ce point, je plains le pauvre Korben, ça ne doit pas être simple tous les jours …
Heureusement que mon blog n’est pas aussi connu que le sien (du moins pour le moment prend garde Korben !), sinon je pense que je craquerai sous l’avalanche journalière de mails.

La grande majorité des mails que je reçois sont corrects. Mais il y a toujours une petite proportion de personnes qui tentent de faire faire leur boulot à leur place.
Ce genre de mails arrivent en général deux à trois fois par jour juste avant les dates de rendu de TPE pour le bac. Étonnant non ?

Je conseille donc à tout blogueur débutant de mettre les choses au clair sur sa page de contact. C’est simple et ça évite pas mal de mails indésirables.
Pour ma page de contact (enfin de « proposition », cette page a toute une histoire derrière elle), j’ai fait un truc assez simple et compréhensible. Ce n’est sûrement pas un exemple à suivre, mais ça peut donner des idées.

#14 Un blogueur n’est pas un esclave

Je reçois régulièrement par mail des demandes de réalisation de projets ou des demandes de prestation de services.
La plupart du temps tout va bien, mais dés qu’arrive la période des rendu de TPE pour le BAC, tout change.

Du jour au lendemain, je vois pleuvoir des mails, qui pour résumer disent en substance : « Travaille pour moi st’plé, mais gratuitement hein. C’est pour le bac hein, c’est ULTRA important. »
Dans ce genre de cas cela ce fini toujours de la même manière : par un « Non » clair et définitif, suivi d’un e-coup de pied au c*l sur fond de « Si c’est si important tu devrais peut être bosser, hein. ».
N. B. Si c’est une demande d’aide (mais pas de travail tout cuit), je réponds sans problème. Mais si le but c’est que je bosse à la place de quelqu’un, non.

Ne vous laissez pas avoir par le « Mais tu fais ça par passion », sinon vous êtes perdu à jamais dans le cercle vicieux du « par passion ».
Comme dit le proverbe : « Trop bon, trop con ».

Arrive un moment où il faut savoir définir la limite entre « bon » et « con ». C’est vital.

#15 Créer une communauté

Un blog sans communauté de lecteurs, c’est comme parler à un mur. Certes, on n’est pas contredit, mais c’est un peu démoralisant de parler à un mur.

Au début, il est clair qu’on parle tout seul. Mais rapidement, les choses s’accélèrent et on commence petit à petit à avoir un lectorat avec des habitués. Il faut bien sûr que le sujet intéresse, de même que les articles. Mais ça, c’est une autre histoire.

Avoir une communauté derrière soi a plein d’avantages : rencontres, nouvelles connaissances, aides diverses, bons plans, retours et suggestions, proposition de nouveaux sujets, etc.
La liste est infinie.

Le plus gros de mes lecteurs « habitués » vient du forum arduino.cc. Si vous côtoyiez un forum ou une communauté déjà existante, ça peut être une bonne idée de faire connaître votre blog fraîchement créé à celle-ci. C’est comme ça que j’ai débuté et ça m’a plutôt bien réussi 😉

Évitez par contre de lancer un forum en même temps que votre blog. J’ai vu plein de personnes faire le duo blog + forum et se retrouver complètement démoralisé face à un forum avec 3 utilisateurs inscrits. Si votre communautaire atteint un point critique qui justifie un forum dédié, ça viendra tout seul.

#16 Être irréprochable

Ça pourrait sembler tentant d’utiliser du contenu trouvé sur d’autres sites pour lancer un blog ou terminer rapidement un article.
Mais à moins de vouloir tuer votre blog, c’est la pire des solutions. Tricher ne marche qu’un temps, voire souvent pas du tout.

J’ai connu un site qui a tenté l’expérience du plagiat et qui a rapidement compris le sens de l’expression « se prendre un mur ».
En plus, le site en question avait plagié un autre site bien connu qui avait un avocat dans son équipe. Je vous laisse imaginer le massacre.

Un blogueur doit être irréprochable, car tout ce qui peut lui être reproché le lui sera forcément à un moment ou à un autre.

Le plagiat est l’erreur la plus simple à éviter. Rien n’interdit de s’inspirer d’un article trouvé sur le web (ou ailleurs). Moi même je m’inspire beaucoup de projet que je trouve sur le web et que je reprends à ma sauce. C’est par exemple ainsi que le projet « Brossoglisseur » a vu le jour. À l’origine, c’était un projet composé d’une tête de brosse à dents et d’un moteur miniature que j’avais vu dans une vidéo YouTube. Après avoir vu la vidéo, je me suis dit qu’avec deux grosses brosses cela pourrait donner un robot assez sympa. C’est ainsi que le projet Brossoglisseur est né.
L’inspiration s’arrête là où commence le plagiat 😉

La seconde erreur la plus classique c’est les licences. Si vous utilisez un logiciel, un code source, une image, un texte ou quoi que ce soit d’autre qui n’est pas de vous, vous devez en attribuer la parenté à l’auteur d’origine suivant la licence de publication choisie par celui-ci.
L’attribution dépend de la licence, de la volonté de l’auteur d’origine et de plein d’autres choses. C’est un vrai casse-tête qui m’a fait arriver à la conclusion qu’il était nettement plus simple que je fasse tout moi-même. Au moins comme ça je n’ai aucune licence à respecter si ce n’est la mienne.
La question de la licence est quand même importante, si vous faites des photos, des articles et plein d’autres choses, il faut choisir une licence pour protéger vos créations.

À part cela, la liste des choses qu’on peut reprocher à un blogueur est infinie. On m’a même reproché une fois d’aider les terroristes avec mon article sur le principe des minuteurs heures/minutes/secondes en Arduino. Oui, oui, ce n’est pas une blague. Je n’ose même pas imaginer ce qu’on pourrait me reprocher si je faisais un article au sujet d’une bombe (factice) d’airsoft par exemple.

#17 Des obligations légales

Être blogueur c’est cool, on fait plein de trucs sympa, on galère certes un peu, mais il ne faut pas oublier un point essentiel : la loi.

Pour les parfaits débutants, je vous conseille un rapide passage sur Wikipédia.
Pour ceux qui ont vraiment envie de savoir en détail tout ce qu’il faut ou ne faut pas faire pour éviter la prison, je vous envoie sur le blog de Maître Eolas.
Pour les autres, voici un résumé ultra rapide de chez Nikopik.

C’est certes barbant de devoir lire tous ces trucs juridiques, mais c’est ce qui vous évitera la prison en cas problème.
Pensez aussi à regarder les différentes lois sur la rétro-ingénierie et sur le secret industriel si vous vous intéressez de (trop) prés au petit secret d’un produit ou d’un système.
Une lettre d’avocat est si vite arrivée … Au passage, si jamais vous en recevez une, voici les consignes à suivre (merci Maître Eolas).

PS Si vous signez un NDA (ou un quelconque document), ne jouez pas avec le feu. M’enfin, je dis ça, je dis rien, à vous de voir.
Edit : Les NDA c’est surtout si vous faites de l’électronique avec des composants cryptographiques ou que vous demandez des info constructeurs pour une bidouille 😉

#18 Regarder ce qu’il se passe ailleurs

Officiellement ça s’appelle de la « veille technologique ». Officieusement ça s’appelle de l’espionnage.
L’herbe est toujours plus verte chez le voisin, ce serait dommage de ne pas regarder quel engrais il utilise 😉

Sans tomber dans le piratage de serveur et le social engineering, savoir ce qu’il se passe chez les collègues blogueurs et sur le web en général ne fait pas de mal.
Ça peut vous donner des idées, vous mettre au courant d’un problème et si jamais il se passe un truc vraiment crade vous pourrez prendre les devants pour éviter de finir vous aussi dans la même situation.

Tout blogueur se doit de surveiller :
– les news en lien avec son sujet (l’électronique embarquée et tout particulièrement les news Arduino dans mon cas),
– les news en lien avec Google (parce que … Google),
– les news en lien avec les bulletins de sécurités et les failles de sécurité fraîchement découvertes (même si vous avez un hébergeur, style wordpress.com),
– les news en lien avec la législation web.
Pour surveiller tout ce petit monde, Twitter est un vrai bonheur.

Il est d’autant plus important de prendre le temps de voir ce qu’il se passe autour de vous sur le web vu qu’un blogueur est en général : un rédacteur, un webmaster, un sysadmin, un développeur et un gestionnaire de projet. Sauf si vous avez la chance d’avoir une équipe complète avec toutes ces différentes compétences. Mais ce n’est souvent pas le cas 😉

#19 Se préparer au pire

Quand tout va bien, tout va bien.
Par contre quand un truc va mal … tout va mal.

Toujours prévoir le pire et espérer le meilleur.
Sauvegarde régulière des articles, dans deux endroits géographiquement séparés (voir la notion de « hot backup » et de « cold backup »).
Petit budget de secours en cas d’avocat de mauvaise humeur.
Plan de secours en cas de problème d’hébergeur.
Plan de secours en cas de bad buzz ou d’attaque directe d’un autre blogueur (ça ne m’est jamais arrivé, pour le moment).
Plan de secours en cas d’attaque d’alien – ou pire – d’arrêt général de l’internet **gloups**.

C’est un des trucs pas sympa du web et du blogging : on ne sait jamais ce qui va arriver. Du jour au lendemain vous pouvez vous faire lyncher sur la place publique pour une simple phrase.

Et concernant les failles de sécurités, si vous tenez vous-même votre propre serveur, n’espérez pas vous reposer tranquille le week-end 😉
Vous verrez, arrivera un moment où vous installerez un client SSH sur votre smartphone pour sauver les meubles en cas de plantage/hack.
(Pour les utilisateurs d’Android, je conseille ConnectBot. C’est le meilleur client SSH pour Android que j’ai jamais trouvé)

Edit post relecture : Sébastien dis que je dramatise, mais non ! Depuis deux semaines tous les jours une nouvelle surprise (sous-entendu une faille) fait son apparition et je me retrouve à creuser dans les fichiers de config de mon petit serveur perso pour tout remettre en ordre. Et à mon avis ce n’est que le début (de la fin).

#20 Pensez à l’avenir et faite vous plaisir

Faire un blog c’est aussi penser à l’avenir. Aujourd’hui 1500 pages vues par jour, demain un million ? Qui sait.

Je suis justement en plein dans la question de l’avenir, les choses s’annoncent compliquées, mais pas impossibles.
Je suis arrivé à une étape clef dans la vie du blog : peut-on monter un business autour d’un site web, d’open source hardware et d’une passion en 2014 ?
On verra bien, en tout cas il faut toujours allez de l’avant et penser à l’étape suivante 😉

La fin de l’année sera sûrement chargée en articles portant sur l’avenir du blog, les nouveaux modèles de financement pour le web et en questionnaires.
Je compte sur vous pour répondre en masse à mon questionnaire au passage 😉 Il sera en ligne d’ici le milieu du mois de novembre si tout va bien.
C’est ce questionnaire qui va me permettre de répondre à une des questions les plus récurrentes du web en 2014 : peut-on encore faire un site gratuit qui rapporte de l’argent sans passer par des publicités ou autres bidouilles publirédactionnelles sponsorisées.
PS Restez calmes. Je ne compte pas vivre uniquement du blog v2. Mon projet professionnel est bien plus vaste que le blog 😉

Ho, et surtout, il faut toujours faire son blog en s’amusant. Si bloguer devient quelque chose d’ennuyeux, arrêtez et trouvez autre chose.
C’est clair qu’il faut être un peu maso pour tenir un blog et le faire vivre chaque semaine, mais tant qu’on s’amuse pourquoi s’arrêter ?
Moi je m’amuse à la rédaction de chaque nouvel article et je ne compte pas m’arrêter 🙂

Et c’est sur ces bonnes paroles que je retourne faire joujou avec mon imprimante 3D.
(pour la CNC j’attends toujours, mais l’arrivé devrait être pour bientôt)

Discussion

16 réflexions sur “[Retour d’expérience] Un blog et 3 années au compteur !

  1. Merci pour se superbe retour d’expérience 🙂

    Publié par adri | 21 octobre 2014, 20 h 52 min
  2. J’ai appris plein de trucs avec ton blog, et cet article ne fait pas exception; même si personnellement je ne pense pas faire de blog, ça peut éviter à certains de très mauvaises surprises …
    Et pour ce qui est des recettes de cuisine au milieu d’un contenu orienté techno, y’en a qui y arrivent ( http://furrtek.free.fr/?a=frosties ) 😉 ! (même si c’est pas vraiment un blog …)

    Publié par 0gex | 21 octobre 2014, 21 h 27 min
  3. +1 mais je crois que le plus important de cette expérience, c’est que tu as acquis de la « bouteille ».
    Toutes mes félicitations et bonne continuation et il n’y a, pour l’instant aucune raison, pour ne plus être là demain.
    Sauf si le grand architecte à besoin de moi 😉

    Publié par icare | 21 octobre 2014, 21 h 47 min
  4. Merci pour ce retour d’expérience, surtout au niveau des pubs.

    Publié par madghosta | 21 octobre 2014, 22 h 58 min
  5. Ton article a bien commencé avec dans ton introduction une allusion à Oréo, j’ai donc décidé de tout lire… 🙂

    Merci pour ta position de respect des lecteurs et d’éviter les travers des systèmes de pub. Cela est louable pour ce blog et son auteur.
    Pour la grande question du financement du blog, pourquoi ne pas proposer parfois une série de pièce que tu aurais réalisé à la vente? Après faut voir sous quel statut tu pourrais revendre, mais j’avoue que ta tablette en chêne de recharge QI m’a fait baver un peu.

    Bref, merci pour ce blog un peu décalé par rapport à mon habitude de lecteur, et bon courage pour la suite.

    Publié par lecameleon99 (@lecameleon99) | 22 octobre 2014, 15 h 09 min
  6. Retour d’expérience très intéressant. Je suis tout a fait d’accord sur les plateformes de blog qui deviennent vite obsolète … d’ailleurs plutôt que de partir sur un wordpress ou dotclear, je te conseillerai de développer toi même ton outils. Certe ça prend un peu de temps, mais au moins tu maitrise ce qu’il y a dedans et si tu as besoin d’une fonctionnalité particulière, tu peux la développer plus facilement. (ca vaut aussi pour les failles dans les plugin).

    Par contre il y a un point où je suis très étonné, c’est les mail d’insulte (encore plus quand tu dis que les gens se cachent). A l’époque ou je m’occupais de JackyPC (6500 visiteurs unique/j à la meilleure époque) je ne me souviens pas avoir eu ce genre de mail. Certe le forum il y avait des boulets, mais il étaient très vite banni. J’avoue, j’ai du mal à comprendre cette haine, si ca leur plait pas ils n’ont qu’à passer leur chemin.

    Tiens sinon deux questions, juste par curiosités :

    – la première fois que tu as voulu effacer le blog, c’était à cause d’un événement en particulier ?

    – Je suis curieux de connaitre des statistique. Combien fais tu de visiteur par jour ?(si ce n’est pas indiscret)

    En tout cas bravo

    Olivier

    Publié par Olf | 23 octobre 2014, 14 h 08 min
    • >> d’ailleurs plutôt que de partir sur un wordpress ou dotclear, je te conseillerai de développer toi même ton outils. Certe ça prend un peu de temps, mais au moins tu maitrise ce qu’il y a dedans et si tu as besoin d’une fonctionnalité particulière, tu peux la développer plus facilement. (ca vaut aussi pour les failles dans les plugin).

      Je suis bien d’accord, mais plus le temps passe et plus je me dis que perdre du temps à coder un outil maison n’est peut être pas la meilleure façon de faire. Du moins pour la v1 de la v2.
      Si je commence à faire un truc maison, dans 3 mois j’aurai toujours pas commencé l’écriture des articles du site v2 et ça va retarder d’autant plus la sortie du site v2.

      >> Par contre il y a un point où je suis très étonné, c’est les mail d’insulte (encore plus quand tu dis que les gens se cachent). A l’époque ou je m’occupais de JackyPC (6500 visiteurs unique/j à la meilleure époque) je ne me souviens pas avoir eu ce genre de mail. Certe le forum il y avait des boulets, mais il étaient très vite banni. J’avoue, j’ai du mal à comprendre cette haine, si ca leur plait pas ils n’ont qu’à passer leur chemin.

      Un forum c’est publique, tout ce que tu écris est visible de tous.
      Un blog et son formulaire de contact, c’est privé et ça ne vise qu’une personne (que tu connais en général, vu qu’un blog n’est jamais anonyme).
      Et dés l’instant où c’est privé, il y en a qui ne résiste pas à l’envie de cracher toute leur frustration sur quelqu’un, qu’importe qui.
      Ça fait parti de la vie d’un blogueur. Et plus tu es « célèbre », plus les messages sont haineux.

      >> – la première fois que tu as voulu effacer le blog, c’était à cause d’un événement en particulier ?

      Un énième mail haineux, mais beaucoup plus haineux que les autres.
      J’avais déjà du mal à garder un certain rythme dans mes articles, du coup ça m’a vraiment foutu le moral au plus bas et j’ai cliqué sur le fameux bouton.
      Le pire, c’est que je me souvient avoir hurler (vraiment) contre Opera quand la page de confirmation n’a pas marché.

      >> – Je suis curieux de connaitre des statistique. Combien fais tu de visiteur par jour ?(si ce n’est pas indiscret)

      Environ 1500 pages vues par jour et 2 pages vues par visiteur (donc en gros 750-800 visiteurs uniques par jour).
      C’est pas énorme, loin de là, mais j’en suis déjà plus que content 🙂

      Publié par Skywodd | 27 octobre 2014, 19 h 24 min
  7. « Soyons clair : c’est du bullshit ! Ces articles n’ont aucun intérêt. C’est comme faire un article pour dire que sa péniche et plus grande que celle du voisin. »

    À noter que ces articles peuvent faire quand même gagner pas mal de temps, il faudrait que tous les sites des CMS proposent une démo directement accessible depuis leur site, ce serait vraiment pratique. De plus parfois les gens utilisent un service/autre loin derrière d’autres, mais n’ont n’en pas conscience. Comme par exemple les développeurs PHP. PHP face à Python3 avec le farmework Django est juste minuscule (je sais je trolle un peu). Il est vrai que PHP est simple (ou du moins facile à débuter), mais ceux qui ont essayé les deux (Django et PHP) savent tous que Django est encore bien plus simple, tout en étant plus puissant et surtout bien plus épuré et lisible. La philosophie de Python et Django est extraordinaire, tout est bien pensé (entre-autre la syntaxe) et ça pousse aux bonnes pratiques tout au contraire de PHP. En faisant quelques recherches, vous trouverez de nombreux témoignages de développeur PHP qui sont passés à Django et qui ne le regrettent pas !

    Enfin pour la réalisation de ton site tu as pensé à essayer un CMS avec Django comme par exemple Django CMS (quel originalité) ? Moi même je n’en n’ai pas encore essayé, mais je te recommande fortement de le faire si ce n’ai pas déjà le cas.

    Bon courage pour ton projet et bonne continuation !

    Publié par Blistar32 | 26 octobre 2014, 21 h 36 min
    • >> il faudrait que tous les sites des CMS proposent une démo directement accessible depuis leur site, ce serait vraiment pratique.

      Gros +1 !

      >> PHP face à Python3 avec le farmework Django est juste minuscule (je sais je trolle un peu).

      Dat troll 😉
      A noter quand même que PHP est derrière JavaEE (#1) et Python (#2) dans les sondages de IEEE Spectrum.
      Donc troll accepté pour cette fois 😉

      >> Il est vrai que PHP est simple (ou du moins facile à débuter), mais ceux qui ont essayé les deux (Django et PHP) savent tous que Django est encore bien plus simple, tout en étant plus puissant et surtout bien plus épuré et lisible. La philosophie de Python et Django est extraordinaire, tout est bien pensé (entre-autre la syntaxe) et ça pousse aux bonnes pratiques tout au contraire de PHP. En faisant quelques recherches, vous trouverez de nombreux témoignages de développeur PHP qui sont passés à Django et qui ne le regrettent pas !

      Il n’y a pas de mauvais langage, il n’y a que des mauvaises utilisations 😉
      PHP est plus proche du C++, alors que Python est pus proche de … Python.
      Donc pour un dév C/C++ comme moi, PHP est plus proche d’un truc connu que Python.
      NB Je code en python, mais je ne suis pas un expert en python.

      Ensuite le problème avec python et Django c’est le déploiement. Trouver un hébergeur qui supporte PHP avec toutes les extensions imaginables : aucun soucis.
      Trouver un hébergeur avec Python3, le module WSGI, les modules Python de base et un serveur web Apache ou Nginx compatible : c’est déjà plus compliqué.

      Et puis … Qui en 2014 écrirait une fonction nommée : « add_foo_to_bar_yolo », le CamelCase est quand même vachement plus joli.
      Je sais pas pourquoi les dév de Python ont choisi une convention de nommage datant du moyen age …

      >> Enfin pour la réalisation de ton site tu as pensé à essayer un CMS avec Django comme par exemple Django CMS (quel originalité) ? Moi même je n’en n’ai pas encore essayé, mais je te recommande fortement de le faire si ce n’ai pas déjà le cas.

      J’y avais pensé mais j’hésite 1) à passer sur du Python (je devrai tous revoir, IDE, serveur de dév, conventions, api, etc. En plus d’apprendre vraiment le python, pas juste faire deux boucles et un if dans un script), 2) monter un site web fait main, même avec un framework (c’est beaucoup de travail pour un résultat pas forcément génial au final).

      Publié par Skywodd | 27 octobre 2014, 19 h 39 min
      • « Et puis … Qui en 2014 écrirait une fonction nommée : « add_foo_to_bar_yolo », le CamelCase est quand même vachement plus joli.
        Je sais pas pourquoi les dév de Python ont choisi une convention de nommage datant du moyen age … »

        L’intérêt de cette convention à mon avis c’est de pouvoir différentier les classes du reste. 😉 Exemple : on dit « ma_variable », mais par contre « MaClasse ».

        Ensuite pour ton « add_foo_to_bar_yolo » en python on écrirait plutôt BarYolo.add_foo (enfin le « BarYolo » est séparé normalement) – en Python rien n’est laissé au hasard 😉 Après pour l’estetique je pense que c’est une question de goût, parce que moi personnellement je préfère l’autre méthode…

        « J’y avais pensé mais j’hésite 1) à passer sur du Python (je devrai tous revoir, IDE, serveur de dév, conventions, api, etc. En plus d’apprendre vraiment le python, pas juste faire deux boucles et un if dans un script), 2) monter un site web fait main, même avec un framework (c’est beaucoup de travail pour un résultat pas forcément génial au final). »

        Je crois qu’il y a une erreur dans ce que tu as voulu dire à moins que je me trompe, mais bon… Franchement, je pense qu’au final ça te fera gagner du temps d’utiliser Django : pense simplement à tous les problèmes liés à sécurité dû entre-autre à l’architecture peu solide. Si tu utilise Django et Python, leur lisibilité te permettra de plus facilement modifier ton code à l’avenir et vu tes ambitions, je pense que c’est un gage de temps. Mais il vrai que ayant tendance à être très perfectionniste ça peut te ralentir et l’effet inverse comme c’est m’arrive trop souvent :/.

        « Ensuite le problème avec python et Django c’est le déploiement. Trouver un hébergeur qui supporte PHP avec toutes les extensions imaginables : aucun soucis.
        Trouver un hébergeur avec Python3, le module WSGI, les modules Python de base et un serveur web Apache ou Nginx compatible : c’est déjà plus compliqué. »

        C’est vrai qu’ils n’ont existent pas beaucoup et que comme tu dis, ils sont difficile à trouver. Mais je suis là pour t’aider 😉 : Il y a Gandi.net qui propose un accès root à la machine (donc tu peux installer python3) et sinon il y a le très cher dns-fr.com. DNS-fr appartient à Digital-Network, une société d’une honnêté très rare aujourd’hui. Ils proposent un service d’une qualité vraiment exceptionnelle, ils promettent 99,99% de uptime !!! En plus ils travaillent aussi dans la sécurité, donc ils savent réagir aux attaques. Par contre j’ai pas connu plus cher, je te laisse regarder.

        Publié par blistar32 | 27 octobre 2014, 23 h 14 min
      • >> L’intérêt de cette convention à mon avis c’est de pouvoir différentier les classes du reste. 😉 Exemple : on dit « ma_variable », mais par contre « MaClasse ».

        En java par exemple, on utilise la convention MaClasse et maFonction, je trouve ça plus lisible que ma_fonction.
        La convention sous-tirets ça me rappelle mes cours de C (et pas mal de mauvais souvenir d’algorithmique) 🙂

        >> Après pour l’estetique je pense que c’est une question de goût, parce que moi personnellement je préfère l’autre méthode…

        C’est comme pour l’indentation K&R et GNU, une simple accolade peut rendre fou un développeur du style opposé 🙂
        Au moins en python le problème de l’indentation est vite résolu.

        >> Je crois qu’il y a une erreur dans ce que tu as voulu dire à moins que je me trompe, mais bon… Franchement, je pense qu’au final ça te fera gagner du temps d’utiliser Django : pense simplement à tous les problèmes liés à sécurité dû entre-autre à l’architecture peu solide. Si tu utilise Django et Python, leur lisibilité te permettra de plus facilement modifier ton code à l’avenir et vu tes ambitions, je pense que c’est un gage de temps. Mais il vrai que ayant tendance à être très perfectionniste ça peut te ralentir et l’effet inverse comme c’est m’arrive trop souvent :/.

        Outre la question de l’architecture, ce qui me dérange c’est surtout de devoir reprendre tout mon environnement de travail si je passe à du python.
        Le debug en terminal, avec l’édition de code en python idle, ça va pas le faire.
        Il me faudrait au moins une licence PyCharm ou un IDE du même style, un serveur de test et tout ce qui va bien.
        Et monter un serveur de test avec intégration et tout ce qui va bien ça prend du temps …

        En plus, les framework qui font tous dans mon dos sans que je sache vraiment comment ça a toujours le don de m’agacer.
        C’est le gros désavantage d’être (trop) perfectionniste 🙂

        >> C’est vrai qu’ils n’ont existent pas beaucoup et que comme tu dis, ils sont difficile à trouver.

        De toute façon, quand tu prends le temps de faire une web-app complète ça fini sur un serveur dédié, pas sur un mutualisé.
        Donc le choix du langage importe peu au final, mais bon, si jamais il faut trouver un serveur de secours en cas de pépin, avec python3 ça se complique.

        Publié par Skywodd | 29 octobre 2014, 14 h 33 min
  8. EDIT : j’ai oublié de dire que Gandi est très honnête aussi, c’est un hébergeur très sympa. Lis ça :
    https://www.gandi.net/no-bullshit
    Bien-sûr la qualité se paye là aussi…

    Pour éviter de t’embrouiller j’ajoute que Gandi propose déjà python3.2, mais comme c’est dit c’est paramétrable, tu peux réinstaller la 3.4 et ajouter Django grâce à l’accès root si tu veux.

    Publié par blistar32 | 28 octobre 2014, 0 h 19 min
  9. Merci pour ce retour.
    Ce qui est bien quand tu parles à un public « averti » de « connaisseurs », c’est que du coup, ils lisent les posts fleuves comme celui là jusqu’au bout 🙂

    Amuse toi bien avec ton imprimante 3D et merci pour tes partages.

    Publié par mestebanpro | 29 octobre 2014, 12 h 01 min
  10. Merci pour ce retour d’expérience sur ce que veux dire « être blogger » : plein de choses vraies et on sent le vécu. En tant que l’un des fondateurs du blog sécurité d’Orange Business Services, je parle en connaissance de cause même si les choses dans une grande maison comme Orange sont parfois différents. Etre blogger implique être passsionné du sujet sur lequel on écrit et avoir l’envie de partager cette passion.
    Très longue vie à Skyduino et bonne continuation !
    Jeff.

    Publié par JF Audenard | 30 octobre 2014, 14 h 21 min
  11. Je vais me permettre d’ajouter mon retour d’expérience à ce retour d’expérience. J’ai essayé de vous joindre fin mai début juin pour vous présenter un projet de domotique sur lequel je travaille depuis plus de 3 ans à base d’arduinos (encore un…). Comme je ne suis pas étudiant et que le projet est pas mal aboutit, je ne suis pas dans l’esprit fait le job à ma place. Non, c’était un mail pour vous demander si ça vous intéresserait que je vous présente mon travail. Même pas mon projet c’est ça, qu’en pensez vous? Non non l’étape d’avant histoire de ne pas être trop intrusif et de ne pas vous embêter avec quelque chose qui peut potentiellement vous ennuyer alors que vous n’avez rien demandé. Bref, j’attendais un « ah oui dites moi en plus », mais j’aurai aussi pu me contenter d’un « non ça ne m’intéresse pas ». Mais pas de réponse du tout à été une (petite) déception. Alors peut-être j’ai mal saisie mon adresse mail, peut être les dieux de l’informatiques étaient contre moi et mon message ne vous ai jamais arrivé, toujours est-il que malgré tout je continu à suivre votre blog. Bonne continuation en tout cas.

    Publié par marmotteman | 12 novembre 2014, 12 h 37 min
    • Je répond TOUJOURS à mes mails (quels qu’ils soit, sauf spam) dans un délai maximum de 15 jours.
      J’ai re-vérifié mes archives mails et wordpress en utilisant l’adresse mail que tu as laissé pour ton commentaire.
      Je n’ai aucun message avec cette adresse, même en cherchant avec uniquement « @caramail.com ».
      Tu as été manifestement victime du dieu de l’informatique.

      Publié par Skywodd | 13 novembre 2014, 23 h 29 min

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Skyduino devient Carnet du Maker

Le site Carnet du Maker remplace désormais le blog Skyduino pour tout ce qui touche à l'Arduino, l'informatique et au DIY.