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[Site v2] Le modèle de financement

Bonjour tout le monde !

Je vous avais promis dans un précédent article de faire le point sur le modèle de financement du site v2.
Ceux qui me suivent sur Twitter auront remarqué un certain retard dans la publication de cet article. J’ai eu quelques soucis de planning, mais maintenant c’est réglé. En bonus, j’ai pu me permettre de jouer un peu avec la mise en page du blog et de l’article 😉

Table des matières


Introduction

Dans cet article, je vais vous décrire la méthode de monétisation que j’envisage pour le site v2.
Si vous avez des avis sur les différents points traités au fil des chapitres, n’hésitez pas à les commenter. La section commentaire vous attend les bras ouvert. Évitez cependant de commenter à chaud sur un chapitre sans avoir lu la suite 😉

Au programme, on va parler de modèles de financement, des problèmes liés à ceux-ci, des solutions envisageables et des alternatives aux modèles de financements actuels.
Plus qu’un simple article « comment gagner sa vie sur internet en 10 leçons » (oui, c’est une blague, haha), cet article est à la fois une analyse plutôt détaillée de la situation actuelle du web en terme de possibilités de financement et une réflexion sur « comment gagner de l’argent avec un site gratuit ». Le tout avec comme point de vue celui d’un jeune entrepreneur du web (aka moi).

Cet article étant basé sur ma réflexion pour le financement du site v2, il est important de prendre en compte les points suivants :

  • Le contenu que j’édite est principalement de type presse (texte et image(s)). Mon analyse n’est donc pas transposable telle-quelle à d’autres types de contenu (vidéo, stream, etc.).
  • Ledit contenu est intimement lié à quelque chose de physique. Dans mon cas il s’agit de cartes électroniques, de composants et de services (web en majorité).
  • Je suis partisan du savoir accessible à tous et du libre (hardware et software), mais j’ai aussi en moi l’âme d’un vil capitaliste amateur de carpes Koi.

Ceci étant dit, on va pouvoir continuer dans la joie et la bonne humeur 🙂

Comme la monétisation de contenu est un sujet extrêmement important et particulièrement délicat à aborder sans déclencher un scandale, je vais détailler pas mal de choses et essayer d’être le plus clair et le plus précis possible.
L’article sera donc un peu long et avec un ton bien plus sobre que d’habitude (mais pas trop sobre quand même, faut pas abuser). C’est pourquoi, j’ai tenté en exclusivité mondiale de faire une table des matières (amen).
Je croise donc les doigts pour que WordPress ne massacre pas plusieurs heures de mise en page (pour le moment, en mode aperçu, ça à l’air pas trop mal).

Pourquoi monétiser le site v2 ?

Restez calme et donnez-moi votre argent (humour)

Restez calme et donnez-moi votre argent (humour)

Excellente question, pourquoi diable est-ce-que je veux monétiser le site v2 ?
La réponse est très simple et particulièrement terre à terre : j’ai besoin d’argent pour vivre et pour faire vivre le site v2.
Je ne vis pas d’amour et d’eau fraîche. Et c’est bien dommage, car si c’était le cas, avec la quantité de pluie qui tombe sur ma région, j’aurai de quoi devenir immortel.

Jusqu’à présent, le blog a toujours été financé en intégralité par mes fonds propres. Et croyez moi, ça pèse lourd sur le budget de faire vivre un blog avec des projets, des tests hardware et d’autres joyeusetés une fois par semaine.
Durant l’année dernière, j’ai eu la chance d’être en licence professionnelle en alternance, donc à la fois étudiant et employé à temps (presque) plein.
Avec un salaire tous les mois, il m’a été possible d’investir dans le blog, en particulier au niveau du matériel électronique (outils de mesures, sondes, etc.) et informatique (nouvelle station de travail, NAS, serveur, etc.).
Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et aujourd’hui je ne suis plus étudiant mais chômeur (et oui, c’est tout de suite moins glamour).
J’ai pour le moment droit aux allocations pôle emploi, mais ces allocations ne dureront pas éternellement (il me reste environ 6 mois d’allocations pour le moment).

J’ai donc du faire un choix pour mon avenir (et par extension celui du blog) : soit trouver un emploi, soit trouver une solution alternative.
Trouver un emploi signifiait tuer le blog à petit feu, et c’était un peu la solution de facilité.

Faire vivre un blog et rédiger des articles régulièrement est un métier à temps plein. Le milieu de l’année dernière a été pour moi l’ultime preuve qu’il est parfaitement impossible de faire vivre un site, gérer ses différents aspects techniques et légaux, tout en ayant une activité professionnelle à côté, surtout en informatique.
Même pour quelqu’un de particulièrement motivé, rentrer le soir après 8-9 heures passé derrière un écran, pour ensuite revenir derrière un autre écran deux heures de plus chaque jour n’est pas vraiment envisageable.
Résultat : on travaille sur ses projets uniquement le WE, quand c’est possible (il existe une vie au delà de l’écran) et on dépile chaque fin de semaine le travail entassé durant la semaine (commentaires, mails, demandes de modération, etc.). Autant dire que cela n’a rien de viable à long terme.

Quelle est donc la solution alternative ?
C’est assez simple, mais terriblement risqué (mais j’aime le risque) : devenir entrepreneur et monter son business.
Le salaire ne tombe pas forcément tous les mois (surtout au début), l’avenir est incertain et rien n’est fait pour donner aux jeunes l’envie de monter une start-up (j’en parlerai dans un autre article). Mais au moins, pour peu que les clients soit présents, il est possible de gagner sa vie avec un projet qui sort complètement des sentiers battus.

Vous l’aurez surement compris à ma façon de présenter les choses, j’ai choisi la solution alternative.
Qui ne tente rien, n’a rien, comme on dit. Je suis jeune (22 ans au compteur depuis quelques jours), donc même si mon projet se plante lamentablement, je pourrai toujours repartir avec mes CV sous le bras.

Mon but est simple : gagner ma vie grâce au site v2 et aux divers services liés.
Mon idée n’est en aucun cas de réinventer OpenClassRoom (anciennement Site Du Zero) et encore moi de transformer le blog en paywall sauce « sort ta CB ».
Je compte garder le site comme il est, ne pas changer le fond, juste la forme (en particulier en terme de web design et d’ergonomie) et faire en sorte que celui-ci puisse vivre indépendamment d’un planning chargé, d’un WE indisponible ou d’un problème de motivation.
Je ne compte pas non plus transformer le blog en sapin de noël publicitaire ou en site vitrine pour des annonceurs, revendeurs ou fabricants, c’est même tout le contraire de cela (comme vous allez le voir par la suite).

Pour résumer, mon but est :
– d’avoir un site où il est possible de se documenter sans sortir sa CB à chaque article,
– d’avoir un site où il fait bon discuter entre bricoleurs electro-informaticien (mais pas uniquement),
– d’avoir un site qui puisse vivre à long terme et me faire vivre,
– et ultimement, d’avoir une structure légale me permettant de vendre mes services, compétences et produits. Avouez-le, vous aussi vous rêvez d’un kit brossoglisseur télécommandé 😉

Au contraire, mon but n’est pas :
– de devenir le webmaster d’un site de news,
– de transformer le blog en site vitrine,
– de me faire de l’argent sur le dos des lecteurs (l’image d’illustration est uniquement là pour la touche humoristique 😉 ),
– de conquérir le monde … humm, quoi que.

Les modèles de financement actuels

Avant de partir tête baissé dans l’explication du modèle économique du site v2, il faut d’abord comprendre les solutions actuellement disponibles pour financer du contenu sur le web.

En cherchant un peu partout, j’ai pu lister trois modèles de financement couramment utilisés :

  • La publicité et les placements de produits,
  • Les affiliations et partenariats,
  • Le publi-rédactionnel, défini clairement comme tel ou dissimulé.

Je suis sûr qu’il en existe bien d’autre, mais c’est trois là sont les plus courant.
Si jamais j’ai oublié un modèle ultra utilisé dans mon analyse, n’hésitez pas à me le faire remarquer dans les commentaires.

A noter que dans mon analyse, j’ai volontairement oublié de parler de la revente d’informations personnelles.
Le blog actuel et le site v2 n’ayant pas vocation à devenir un réseau social ou une plateforme tournante du web, regroupant des millions d’utilisateurs, la question ne se pose pas. C’est une façon certes très efficace de faire de l’argent, sans que l’utilisateur ne se rende compte de rien, mais dans mon cas c’est hors-sujet (et personnellement, j’aime pas trop beaucoup ça).
Le site v2 ne revendra aucune information personnelle, j’ai même pris la décision ne pas inclure de tracker sociaux ou statistiques sur le site v2 pour des raisons à la fois techniques et morales. Votre plugin adblock ou ghostery sera donc bien déçu de voir qu’il n’a rien à bloquer sur le site v2 😉

Les problèmes et avantages liés à ces modèles de financements

Pour pouvoir traiter au mieux ce point, je vais devoir faire des sous-chapitres. Il y a beaucoup de chose à dire 😉

La publicité

Commençons par la publicité, un grand classique du web que tous le monde connait.

L’avantage indéniable de la publicité, c’est qu’elle permet aux sites web de se financer tout en proposant du contenu gratuit.
Avec la publicité en ligne, l’expression « Si c’est gratuit, c’est vous le produit » prend tout son sens.
Même si vous ne payez pas pour accéder au site web, vous payez après coup en faisant vos courses dans les magasins ou en achetant en ligne (vive la manipulation cognitive).

En restant fair-play des deux côtés, la publicité est une solution simple et efficace pour gagner sa vie avec un site gratuit. Et par fair-play, j’entends côté site web avec le choix des formats, emplacements et cibles des publicités, mais aussi du côté utilisateur en n’activant son bloqueur de publicité qu’au cas par cas.
Avec la publicité tout le monde est (financièrement) gagnant. Le lecteur accède aux contenus gratuitement, le webmaster finance son activité et le publiciste (et par extension son client) gagne son pain quotidien.

Malheureusement aujourd’hui, financer un site web (orienté nouvelles technologies de surcrois) via de la publicité est voué à l’échec, surtout pour un site très modeste en terme de traffic comme le mien.
A cause de quelques gros sites avides d’argent et friand de publicités intrusives (intersite, popup, vidéo en autoplay avec son, etc.), il est maintenant courant, voire même obligatoire, d’avoir un bloqueur de publicité sur son navigateur. Et pendant que ces grands sites hurlent « bloquer c’est voler » en ajoutant une dose supplémentaire de publicités, les webmaster plus modestes comme moi se disent « arrêtez donc vos bêtises, ajouter plus de publicité ne réglera pas le problème, bien au contraire ».

Si les standards IAB pour la publicité en ligne n’était pas si intrusif, si les webmaster se calmaient un peu sur le nombre d’’encarts p ublicitaires et si les utilisateurs utilisaient plus intelligemment leurs bloqueurs de pubs, il n’y aura pas de problème. Mais pour le moment, c’est mort. Et les solutions trouvaient par les publicistes pour contourner le problème ne font que l’empirer (cf publirédactionnel, un peu plus bas).

La publicité souffre aussi d’un défaut majeur dans sa façon même de fonctionner. Ce qu’il faut savoir, c’est que les publicistes payent les webmasters suivant deux taux : le CPM, aka « Coût pour mille » (nombre d’affichages) et le CPC « Coût par clic ».
Du coup, CQFD, avec la publicité la qualité du contenu ne compte pas, seule la quantité et le nombre de vues comptent.
Avec une telle caractéristique, il n’est pas étonnant de voir que les sites vivant exclusivement de la publicité font tout pour attirer le visiteur et son saint clic de souris.
Et malheureusement, quand la quantité prime sur la qualité, on se retrouve avec des titres racoleurs, des contenus inexistant, parfois même faux pour attirer plus de monde. Bref, on se retrouve avec des « sites de merde » que tout internaute adore détester.

Ma conclusion concernant la publicité est donc la suivante : à éviter comme la peste. Cela n’apporte rien de bon pour un webmaster de site modeste, car sans un trafic élevé, les revenues sont minables. De plus, les formats de publicités sont en décalage total avec les attentes des internautes. Et histoire d’enfoncer le clou, les régies de publicités dictent de plus en plus leur loi concernant le contenu qui doit ou non être publié. Google (mais pas uniquement) n’hésite pas à fermer des comptes Adsense en cas de refus de supprimer un article ne correspondant à leur façon de voir les choses.

Les affiliations et partenariats

Les affiliations et partenariats peuvent prendre plein de formes différentes : liens sponsorisés, concours, échange de bon procédés, mots clé, placements de produits, etc etc. La liste est longue.

En soi, je n’ai rien contre les affiliations et les partenariats, si et seulement si, le lecteur est clairement informé de ce qui en fait parti ou non.
Les concours bidons et autres partenariats de dessous de table sont autant de cancers qui rongent le web, en particulier avec les blogs semi-amateur.

Les affiliations et les partenariats sont des solutions simples et efficaces pour faire vivre un site, avoir du matériel pour un projet, et même avoir accès à des ressources qui seraient totalement hors de portée pour les rédacteurs d’un site en temps normal.
Le problème, c’est la confiance. Quand on commence à jouer sur le terrain glissant des partenariats, il faut savoir clairement l’expliquer.
Une fois le doute en place, c’est foutu, les lecteurs iront voir ailleurs.

Pour ma part, j’ai joué le jeu une fois pour essayer. Les retours ont été plutôt positif, mais au final, j’en ai gardé un gout amère. Peut-on vraiment garder son objectivité et sa ligne de conduite en ayant dans les mains des centaines et des centaines d’euro qui vont et viennent de la part d’un fabricant ou d’un revendeur ? Personnellement, je pense que non, et c’est pourquoi je ne compte pas sur ce genre de modèle de financement pour le site v2. Mais je ne m’interdit pas dans l’absolu d’accepter un partenariat de temps en temps si les conditions sont gagnantes pour tout le monde, lecteur inclut.

Le publi-rédactionnel

Haaaaaaa mon chapitre préféré !

Le publirédactionnel c’est ces articles qui vous parlent d’un sujet, mais dont le contenu est dicté par une société de communication. Elle-même employée par une entreprise ayant des intérêts à ce que le sujet en question soit bien visible sur le web.

Tests de produits sponsorisés (avec une liste de points à présenter ou au contraire à ne pas présenter), commentaires mélioratifs d’une entreprise, petite infographie par ci par là, il y en a pour tous les goûts.
Le truc, c’est que ce genre d’article n’a absolument aucun intérêt pour le lecteur. C’est de la publicité mais sous une autre forme. Pour faire simple, adieu éthique et respect du lecteur, bonjour native advertising et billets vert.

Le pire ce n’est pas le publirédactionnel en soi, c’est le publirédactionnel qui se cache. Même si la publicité dissimulée est une pratique parfaitement illégale, nombreux sont les sites à « oublier » de préciser en début d’article, que le super article du jour a été en réalité rédigé par une société de communication. Personnellement, je ne m’amuse pas à deviner si un article est ou non une publicité. Si j’ai un doute (répété), je ferme le site et je vais voir ailleurs. La vie est trop courte pour lire des publicités qui essayent de ce faire passer pour du contenu.

Le pire dans l’histoire, c’est que les sociétés de communication sont prêtes à tout pour publier lesdits articles. J’ai plusieurs fois été contacté dans ce sens (alors que je suis loin d’être un site à gros trafic).
Dans les faits, je pourrai faire vivre le site v2 sans même écrire le moindre article. Les sociétés de communication ont des rédacteurs spécialisés pour les articles publirédactionnel. Ils vous pondent des articles dans l’esprit de votre site, sans la moindre fautes, il ne vous reste plus qu’à cliquer sur « Publier ». Pas mal non ? Je suis contre ces pratiques et je suis las de constater que nombreux sont les bloggeurs qui font du publirédactionnel. Dans un sens je les comprends, pourquoi diable s’embêter à passer des heures devant un clavier si une entreprise est prête à faire tout le boulot à votre place ? … et en vous rémunérant en plus !

Conclusion : Au final, qui a-t-il de bon à tirer du publirédactionnel ? Rien selon moi. Il s’agit juste d’une éniéme dérive des publicistes pour contourner le problème du déclin des publicités classiques. C’est une non-solution qui finira de creuser la tombe de la publicité telle que nous la connaissons actuellement.
A force de creuser, ils finiront bien par toucher le fond, du moins, c’est ce que je leur souhaite. Cela permettrait (peut-être) au web de trouver un modèle de financement plus respectueux des internautes, plus fiable à long terme, le tout en faisant disparaître une multitude de sites qui n’auraient (franchement) jamais dû voir le jour. Le problème sera de savoir combien de « bons » sites vont être entraînés avec eux dans les abysses du web.

Les alternatives possibles

Bon, c’est bien beau. J’ai démonté un par un les modèles de financement actuels, maintenant que faire ?
Râler et faire la morale c’est une chose, trouver des solutions en est une autre.

Personnellement, je vois cinq solutions. Certaines à court et moyen terme, d’autres à plus long terme :

  • Statut d’association
  • Fond publics et fonds d’investissements
  • Les dons (et assimilés)
  • Les financements participatif
  • Les abonnements payants

Le statut d’association

C’est une solution valable uniquement pour les sites communautaires, gérés par un groupe d’internautes.
Un blog communautaire ou un forum pourrait typiquement utiliser ce genre de modèle de financement pour vivre, en faisant payer une carte de membre à l’année par exemple.

Malheureusement, quand on commence à vouloir faire d’un site son activité principale, les choses se compliquent.
Verser des salaires au nom d’une association pour les membres du staff qui gère le site à temps plein par exemple n’est pas impossible, mais c’est quand même relativement galère fiscalement.
Il est même possible de faire des associations avec une boutique et des produits, mais on atteint vite les limites du modèle.

Fond publics et fonds d’investissements

Les fonds publics ou d’investissements, c’est la solution Twitter.
L’idée est de vivre sur le dos d’un fond d’investissement pour faire grossir encore et encore le site, jusqu’à ce qu’il trouve (ou non) un modèle de financement viable à long terme.
En gros c’est une solution à court et moyen termes pour les projets qui ne sont pas encore rentables …

Les dons (et assimilés)

Si on était aux Etats-Unis, où les dons entre particuliers sont monnaie-courantes (avec le fameux bouton « Donate » de paypal), cela serait une bonne solution pour faire vivre un site avec un ou deux rédacteurs par exemple.
En France, faire vivre un site de dons est 1) une mauvaise idée si les sommes dépassent un certain seuil, 2) pas franchement viable.

C’est un fait, en France on est peu habitué à faire des donations. Un sou est un sou 😉
Donc en gros c’est une solution … sans en être une. Il y aura toujours des personnes pour faire vivre un site de reposant sur les dons (Wikipedia est un exemple vivant) mais cela se limitera au strict minimum et rien n’est garanti (Wikipedia et sa campagne de quémandage chaque année est là aussi un bon exemple).

Les financements participatif

Là on commence à toucher du doigt une solution intéressante.

Le financement participatif, c’est un forme de financement dans laquelle un groupe d’internautes se réunit autour d’un projet pour le financer (en général, au travers d’une plateforme de financement participatif, comme Ulule ou KissKissBank par exemple).
Dans l’idée, cela revient à lever des fonds auprès de particuliers plutôt qu’’auprès d’une banque. Dans les deux cas, il y a des attentes de la part des finançeurs, mais avec le financement participatif, il est bien plus simple de lancer un projet un peu risqué (au sens financier du terme) qu’avec un banquier.

Pour les contenus web, il existe une plateforme de financement participative dédiée : Patreon (Edit : et Tipeee qui est un copycat de Patreon à la française). Si vous traînez sur youtube le soir, vous connaissez surement déjà cette plateforme, très appréciée des youtubeurs.
L’idée est simple : vous créez un compte, vous définissez un montant que vous voulez donner tous les mois et vous choisissez à qui ce montant est donné et suivant quelles parts.
Ça marche, mais le plus gros problème vient des contreparties.

Sur Patreon, il existe deux façons de voir les choses :
– ceux qui font des contreparties réelles (accès à du contenu exclusif, bonus, etc.),
– ceux qui font de « fausses » contreparties (sous entendu des contreparties sans contreparties, comme un merci virtuel pour 5€).

Les premiers se font harceler car les contreparties paraissent insuffisantes par rapport au don effectué. Au contraire, les seconds se font harceler car les contreparties n’ent sont pas.
De plus, sur Patreon, il n’est pas possible d’automatiser les contreparties. Il était question d’une API logicielle il y a quelques temps, mais cela n’a pas donné suite depuis.
Du coup, pour les créateurs de contenu ayant choisi l’option des contreparties réelles, il faut gérer manuellement leurs envois aux abonnés, ce qui prend du temps. Conséquence de quoi, de plus en plus de créateurs passent à la seconde option et repartent dans la boucle infini des gens mécontents.

C’est donc une solution intéressante, qui pourrait être le modèle de financement du web de demain pour les sites à un ou deux rédacteurs … mais pour le moment, c’est franchement bancale.
On citera aussi flattr qui est grossièrement dans le même genre de fonctionnement que Patreon, mais qui n’a jamais vraiment décollé en France.

Les abonnements payants

Ça ne plait peut-être pas à tout le monde, mais les abonnements payants sont surement la seule forme de salut pour les sites web.
Le principe est tellement évident que je ne pense pas avoir à l’expliquer en détails : vous payez un abonnement au mois ou à l’année qui donne accès aux contenus du site (en totalité ou en partie).
Je citerai au passage cette excellente vidéo de 2 minutes pour convaincre qui résume bien ce que sera le web du futur (s’il n’explose pas en plein vol d’ici là. Mais n’ayez crainte, on retrouvera rapidement les boites noires si c’est le cas).

Il existe deux façons de voir les choses : le tout payant ou le payant au cas par cas.
Mediapart est un exemple de site faisant du tout payant, pas d’abonnement = pas d’article.
Personnellement, je trouve cela suicidaire pour un site modeste ou ayant un lectorat n’ayant pas forcément les moyens de payer pour ce type de contenu. Parmi mes lecteurs, je sais que beaucoup sont étudiants et ne peuvent pas acheter en ligne comme ils le souhaitent (excepté pendant les soldes Steam 😉 ).

Le payant au cas par cas est une solution plus intéressante selon moi. L’idée est simple : les articles sont par défaut gratuit, seuls quelques articles sont payants.

Ma solution : le modèle gratuit-payant à la demande

Ma solution pour le site v2 est une solution de financement mixte.
C’est nouveau, c’est innovant et donc ça plait pas à ma banque qui me prêtera jamais le moindre centime 😉

L’idée est de coupler : articles gratuits, abonnements payants, vente en ligne et prestation de services.

Avant de continuer, je tiens à préciser qu’il y aura trois niveaux d’utilisateur :
– anonyme (un lecteur de passage tombant sur le site au détour d’une recherche),
– inscrit (un lecteur régulier inscrit au site),
– abonné (un lecteur inscrit ayant souscrit à l’abonnement payant).

Le site v2 sera disponible gratuitement à tous les utilisateurs. Un lecteur anonyme pourra ainsi lire un tutoriel sur le site comme c’est le cas actuellement.
Le site sera sans publicité, sans sans partenariat (sauf cas précis et ponctuel) et surtout sans publirédactionnel.

Comment le site va générer de l’argent ?
En réalité, tous les articles ne seront pas disponibles gratuitement. Vous avez bien lu, certains articles seront payant.
Mais la subtilité réside dans le fait que ces articles ne seront payant que pendant un court laps de temps (d’un mois maximum environ).
Une fois ce laps de temps dépassé, l’article redeviendra gratuit comme tous les autres.

L’idée de base est la suivante : un article sur internet perd de son intérêt avec le temps. Il est donc au maximum de son « potentiel vendeur » au moment de sa publication, puis avec le temps, ce potentiel diminue. En rendant les articles « abonnés uniquement » puis libres d’’accès après une période de temps donnée, on redonne de l’’intérêt à l’’article et on permet à celui-ci de continuer à vivre de lui-même indéfiniment. Celui-ci apportant des visiteurs en plus au site, visiteurs pouvant eux-même franchir le pas de l’’abonnement pour accéder aux autres articles temporairement réservés aux abonnés du moment.
C’est ce type de financement qu’utilise actuellement NextInpact et pour le moment cela semble fonctionner.

Dans mon cas, j’ai un gros avantage par rapport à un site de presse en ligne classique : j’écris des articles basés sur du concret, du physique, du truc qu’on peut cramer à grand coup de 220v (/!\ Mauvaise idée, vraiment).
Ainsi, les articles de cours ou de tutoriels liés à des produits que je conçois/vend seront totalement libres d’’accès, faisant ainsi à la fois office de documentation et de publicité pour lesdits produits.
Les articles de projet seront eux aussi libres d’’accès quoi qu’il arrive car très demandés et apportant un nombre conséquent de visiteurs à chaque publication.
Seuls certains tests et dossiers ayant nécessité une certaine charge de travail seront temporairement abonné-only. Ces derniers auront accès à l’’intégralité du site,– contenus et fonctionnalités incluses sans limitation, contrairement aux autres visiteurs inscrits ou anonymes qui ne pourront pas profiter de certaines fonctionnalités du site (articles abonnés, flux RSS complets, ou encore forum et communauté pour les utilisateurs anonymes).
PS : je sais que certains vont hurler concernant les flux RSS complet payant. Mais il faut savoir fixer une limite entre gratuit et payant si je veux faire vivre le site.

Ce modèle économique a aussi un énorme avantage dans sa logique même de fonctionnement : la quantité ne compte pas, seule la qualité tient.
Tout à l’opposé des site financés par de la publicité, qui sont pieds et poings liés à leur audience et à leur « nombre de clics ». Avec ce modèle, un unique article peut suffire à faire le chiffre d’’affaires du site sur l’’année si celui-ci est de qualité (c’est de la pure théorie, je ne compte pas faire qu’un article par an 😉 ).
Dans la pratique, un seul rédacteur ne faisant qu’’un ou deux articles par semaine peut se créer une communauté d’’abonnés suffisante pour financer son activité. C’est mon but, je ne le cache pas.

Voila qui conclut mon article pavé sur le modèle économique du site v2.
J’espère que celui-ci est assez clair et qu’il fera un peu ouvrir les yeux à ceux qui s’imaginent que vivre d’une activité sur le web se limite à taper sur son clavier et sa souris 😉
Pour les commentaires, c’est en dessous de l’article que ça se passe.

Ps : il n’y aura pas de commentaire à proprement parlé sur la partie site/blog. Le forum servira de système de commentaire. De fait, il ne sera pas possible de commenter un article sans être inscrit, c’est volontaire. Gérer les spam est vraiment lassant.

Discussion

19 réflexions sur “[Site v2] Le modèle de financement

  1. J ai peut être un projet qui peu t intéresser sur Issoire… Contacte moi par mel ou par tel mon numéro est sur mon site internet..
    Je ne peux pas en parler ici et je ne trouve plus ton adresse mel

    Publié par bricolagearduinoetc | 4 mai 2015, 18 h 27 min
  2. Continue, j’attends déjà de pouvoir m’abonner, il manque juste une information ‘numérique’ 😉

    Publié par jjnoui | 4 mai 2015, 18 h 39 min
    • Pour l’abonnement à proprement parlé, il faudra attendre un peu.

      Je travaille actuellement sur la beta du site. Je laisse de côté la partie abonnement pour le moment, tant que le reste des fonctionnalités n’est pas stabilisé et que le gros des bugs n’est pas fixé.

      Pour le prix de l’abonnement, j’en reparlerai le moment venu, mais ce sera (sauf modif de dernière minute) dans les 4€ par mois, 48€ l’année. Avec la possibilité de donner plus pour ceux qui le souhaitent.

      Un mensuel papier de 80 pages c’est ~8€. Je vise un minimum garanti de 4 articles par mois, pour un total « équivalent papier » de 40 pages. Donc 4€/mois ça me parait un bon deal.
      Mais même avec 500 abonnements à 4€, ça ne fait pas lourd une fois les taxes déduites.

      Publié par Skywodd | 9 mai 2015, 10 h 30 min
  3. Bonjour,

    Bon, bla bla c’est bien, mais on clique ou pour s’abonner ? et Combien ? soyons pragmatique.
    C’est évident que le DIY doit être financé la question ne se pose pas

    Cordialement

    Publié par ROUX Charles | 4 mai 2015, 18 h 43 min
  4. Je trouve le concept très sympa, et je prendrai un abonnement c’est sur.
    Je trouve que les gens qui bloquent toutes les pubs sur tous les sites sont irrespectueux par rapport aux rédacteurs/webmasters qui si ils ont mis de la pub normalement doivent aussi vivre.

    En tout cas bon courage !

    Publié par mike | 4 mai 2015, 20 h 58 min
    • Je suis d’accord avec ton résonnement Mike, mais il y a une différence entre pubs, et trop de pubs, comme dit dans l’article justement, et même si personnellement je pense pour les petits sites sans grande pollution visuelle à désactiver mon bloqueur, il y a toujours des sites auquel je ne pense pas, qui en pâtissent (je ne sais pas s’il y a de la pub et en quelle quantité, et comme le bloqueur est activée par défaut, je ne pense pas/prend pas le temps de le désactiver pour voir si oui ou non je dois le réactiver). Je ne sais pas comment ça se passe chez les autres internautes, mais je suis certains que beaucoup se reconnaitront dans ce que je viens de dire…^^’

      Publié par Pro_info | 4 mai 2015, 21 h 28 min
      • Le pire c’est les grands sites de vente en ligne avec pubs intersites, vidéos flash, popup, etc. Il ne faut pas se demander pourquoi adblock a autant de succès quand on voit les dérives de certains.

        Les publicistes devraient imposer des consignes strictes en terme de rapport contenu/pubs, mais bon, vu comment ils adorent le publirédactionnel … on est encore loin.

        Publié par Skywodd | 9 mai 2015, 10 h 43 min
  5. Salut Skywood,
    pas de commentaires en particulier à faire sur ton « pavé », très bien expliqué et toujours plaisant à lire d’ailleurs, bref
    j’ai juste 2 petites interrogations me viennent à l’esprit :
    – le fait d’être inscrit (seulement inscrit) offre juste la possibilité d’être actif sur le forum et d’accéder à la fonction « devenir adhérent » ? ou y a-t-il d’autres différences par rapport à un visiteur (donc sans compte)
    – à propos de ton PS : tu dis « le forum servira de système de commentaire », ce qui veut dire précisément ?
    dans un cas tu utilises ton forum indépendamment du site, tu crées à la rigueur un nouveau topic dans le forum en rapport avec ton nouvel article (et un lien vers celui-ci, sur ton article)
    – ou dans un autre cas (chose que je trouve un peu plus intéressante, et que j’ai déjà appliquée à mes sites), tu rédiges un article, automatiquement un topic sur le forum est créé (permettant de stocker les réactions/commentaires/posts des lecteurs). Tu affiches les éventuels messages de ce topic sous ton article (pour avoir la vue directe des posts après avoir lu l’article), la possibilité d’en ajouter (une sorte de rédaction rapide), et un lien qui permet d’aller vers le topic dans le forum pour avoir une vue des commentaires/posts dans le forum et non sous l’article. Une partie du forum servirait ainsi uniquement de BDD pour les commentaires de tes articles tandis qu’à un autre emplacement, ton forum servirait de « forum » par exemple.
    Pour faire simple, tu stock les commentaires dans le forum dans un topic propre à chaque article, et en plus de la fonctionnalité forum (ajout, édition de commentaires/posts), tu affiches les messages/commentaires de ce topic directement sous l’article (de façon à ne pas devoir aller dans le topic sur le forum pour lire des commentaires en rapport avec ton article présent sur la partie site et inciter le lecteur à lire les commentaires, sans changer de page, commentaires qui sont d’ailleurs intéressants quelques fois).

    Ce n’est pas évident d’expliquer un truc simple de façon simple^^, j’espère que tu comprendras ce que j’ai voulu dire sans attraper mal au crâne

    Publié par Pro_info | 4 mai 2015, 21 h 20 min
    • >> – le fait d’être inscrit (seulement inscrit) offre juste la possibilité d’être actif sur le forum et d’accéder à la fonction « devenir adhérent » ? ou y a-t-il d’autres différences par rapport à un visiteur (donc sans compte)

      Les visiteurs anonymes ont un accès en lecture seule au site (pour éviter tous les problèmes de spam, robots et autres joyeusetés).
      Ils peuvent lire les articles publics, naviguer sur le site, voir les forums/topics, mais c’est tout. Ils n’ont pas d’accès en écriture sur le site.

      Les utilisateurs inscrits ont un accès en lecture/écriture au site. Ils peuvent devenir adhérents, écrire des posts/topics sur le forum, envoyer des messages privés, recevoir des notifications (par mail ou juste sur le site) ou juste se la péter avec une super page de profil. Bonus : Ils peuvent même ouvrir des tickets de bugs pour me prévenir d’un souci avec le site 😉

      Les abonnés eux ont accès en plus aux articles privés, aux flux RSS complets et à d’autres services (qui viendront par la suite une fois le site stabilisé).

      >> – à propos de ton PS : tu dis « le forum servira de système de commentaire », ce qui veut dire précisément ?

      Simple : les commentaires se feront sur le forum. Il n’y aura pas de section « commentaires » en dessous des articles. Juste un lien vers un topic créé automatiquement en même temps que l’article.

      J’ai fait ce choix pour deux raisons :
      1) Les commentaires ralentissent le chargement des pages et allongent artificiellement la taille des pages.
      J’ai pas mal d’articles sur le blog avec plus de commentaires que de texte d’article. Quand tu es sur mobile/tablette, tu as le temps de prendre un café en attendant que la page charge les commentaires 😉
      Et sur PC, quand tu vois ta barre de scroll faire un pixel de haut à cause du nombre de commentaires … ça ne te donne pas envie de lire l’article jusqu’au bout. Il serait possible de faire de la pagination mais ce serait régler un problème par un autre.

      2) En général les commentaires se transforment toujours en un méli mélo ingérable avec plusieurs sujets qui se croisent. Et le format classique en arbre des commentaires donne en général des trucs marrants (comme les commentaires de 4e niveau sur Numerama qui se transforme en une unique ligne verticale de caractères).

      Avec un forum tout devient plus simple. Il n’y a pas de structure en arbre à gérer (c’est loin d’être trivial, voir MPTT sur google). Il est possible de déplacer des posts dans des topics dédiés si le sujet dérive. Toutes les fonctions classiques d’un forum sont utilisables (edit, modération, rédaction, etc.).
      Et surtout, qu’importe le nombre de commentaires, l’article lui n’est pas impacté.

      Pour ce qui est d’afficher une partie des posts du forum en lien avec l’article en bas d’article, avec un formulaire de réponse … non. Ça reviendrait à avoir une section commentaire classique, mais sans structure. Et en plus, d’un point de vue code, je me retrouverai avec une dépendance forte entre blog et forum. C’est la pire chose qu’un dév puisse faire.

      Un bon vieux lien en bas d’article ajouté automatiquement. C’est encore la solution la plus simple et la plus propre selon moi 😉

      Publié par Skywodd | 9 mai 2015, 11 h 33 min
  6. Il existe aussi la plateforme Tipeee, je ne sais pas si tu connais. C’est possible de faire un tip (un genre de pourboire) mensuel ou bien ponctuel (avec ou sans contrepartie). Beaucoup de Youtubeurs ont penché vers cette solution. Je pense qu’il peut être bon de ce renseigner =)

    Sinon très bel article, me tarde d’en savoir plus !

    Publié par Marlock | 4 mai 2015, 21 h 39 min
    • Tipeee je connais, c’est ni plus ni moins qu’un copycat de Patreon.
      J’avais effectivement oublié d’en parler dans l’article, j’ai fait un petit edit.

      Ces plateformes de semi-don c’est sympa, mais sans API pour interfacer le truc avec un site web c’est juste ultra galère à mettre en oeuvre. Si demain je devais gérer 500 tippers mensuels et autant d’abonnements sur le site à la main … je n’ose même pas imaginer le temps perdu par jour en manip.

      En plus il ne faut pas oublier que ces plateformes prennent un petit pourcentage en frais de fonctionnement, en plus des frais de carte bancaire.

      Publié par Skywodd | 9 mai 2015, 10 h 52 min
  7. Ok on s abonne ou? 😉

    Publié par Mcolivia | 5 mai 2015, 5 h 22 min
  8. je sais pas si c’est le cas, mais un compte public facebook pour rappeler aux gens que tu as pondu un nouvel article serait pas mal aussi.

    Publié par mimix | 13 mai 2015, 21 h 47 min

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